samedi 25 octobre 2014

Semaine 42

1. La chapelle de Crouy-sur-Ourcq. 2. Chemin de la prairie. 3. Les canards barbottant dans les douves du château de Gesvres-le-Duc. 4. Le marron glacé de Jacques Genin. 5. Il Barbiere di Siviglia de Damiano Michieletto : un Barbier qui ne rase pas! 6. Aux petites Écuries.

mercredi 15 octobre 2014

Voyage au centre du monde (ou presque)

1. Dans le TGV Paris-Perpignan. 2. Gare de Perpignan. Place Salvador Dalì. 3. Perpignan, le centre historique. 4-5. Le cloître aveugle de la cathédrale. 6. Céret. Le pont vu du Pont du diable. 7-8. Céret, 92 rue Saint Ferréol.

dimanche 12 octobre 2014

La « mia » zarina

Mon ami Gil m’avait prévenu le premier, bien longtemps à l’avance : Cecilia serait à la Fnac des Ternes, le 11 octobre, à l’occasion de la sortie, en avant-première, de son dernier album consacré aux trésors cachés du Mariinski. Je n’avais encore jamais assisté à une séance dédicace avec ma chanteuse préférée dans un grand magasin, mais je savais, pour en avoir eu déjà de larges échos, que le public ne manquait jamais ce type de rendez-vous. Pire encore, que la foule pouvait être plus dense que dans un théâtre où, souvent à l’issue d’un récital, les gens n’ont pas toujours la possibilité d’attendre des heures que la chanteuse sorte de sa loge et préfèrent ainsi rentrer chez eux, tant qu’il y a encore des métros qui circulent. Ces dédicaces à la Fnac, qui plus est un samedi après-midi, apparaissent à beaucoup comme une occasion unique de pouvoir approcher la chanteuse, de discuter avec elle et de l’interroger sur ses projets, quand on n’a pas la chance d’assister à un concert. Et tous ceux qui ont eu à échanger quelques mots avec Cecilia Bartoli savent combien la chanteuse apprécie les contacts avec son public et à quel point elle est aussi toujours très attentive à ce qui se dit. Pour toutes ces raisons, je m’étais donc bien gardé d’en faire la pub sur mon blog ou sur Twitter, de peur d’avoir à braver une foule compacte de prétendants et d’être obligé de dégainer mon parapluie bulgare pour venir à bout de tous ces rivaux seuls les bartolâtres du premier cercle, entre lesquels règne une concorde parfaite, avaient été prévenus. Et parmi ces derniers, seule Agnès, que j’avais sollicitée pour m’accompagner, devait me faire faux-bond : lorsqu’elle m’avait demandé s’il y avait un risque de voir beaucoup de monde, je m’étais contenté bêtement de lui rire au nez, lui rappelant au passage que chaque apparition publique de Cecilia s’accompagnait évidemment presque toujours d’une émeute. Or, quelle ne fut pas ma surprise, en arrivant à la Fnac ce samedi après-midi, de constater que les rangs étaient clairsemés et qu’il y avait, à tout casser, qu’une petite trentaine de fidèles… De toute évidence, l’événement avait été mal préparé : de tout l’après-midi, on n’entendit qu’un seul message de rappel dans le magasin, qui draina malgré tout son lot d’illuminées, je pense en particulier à cette rombière qui lâcha : « J’ai tous ses disques, mais je ne savais pas qu’elle ressemblait à ça ! » Ou encore à ce couple déçu qui ne put s’empêcher de marmonner : « Ah ! ce n’est pas la joueuse de tennis ! » Mais surtout, il fut mal organisé, car pour espérer obtenir une dédicace, il fallait d’abord monter au quatrième étage pour se procurer le CD, puis redescendre au premier pour le régler, et enfin remonter au quatrième pour le signer : un parcours en dépit du bon sens ! Sachant, par ailleurs, que les caissières sont toujours en sous-effectif le samedi après-midi à la Fnac, l’opération prenait au bas mot une demi-heure !… Bref, ce n’était pas Cecilia qui était prise d’assaut ce jour-là, mais bien les caisses, ce qui fut du plus déplorable effet. Alors certes, ce n’est pas nous autres admirateurs qui allions nous en plaindre : les échanges n’étaient pas minutés et pouvaient ainsi durer plus longtemps. Mais lorsque vint mon tour, je dois avouer que je ne m’attendais absolument pas à ce que Cecilia me cède son stylo. Oui, la chanteuse exigea en effet une dédicace après que je lui eus offert un fac-similé du livret original d’Iphigénie en Tauride et des copies du manuscrit de Gluck, opéra qu’elle chantera bientôt à Salzbourg : « D’habitude, c’est moi qui signe les disques. Je veux avoir à mon tour ta dédicace ! » Pris de court par ce tutoiement inespéré (même si la promptitude des Italiens a dare del tu est légendaire), je me mis à suer à grosses gouttes et à ne savoir rien écrire d’autre qu’un plat « Pour Cecilia que j’adore », avant de songer, un quart d’heure plus tard dans le métro, lorsque je me repassais le film et qu’il était évidemment trop tard, à des dédicaces un peu moins serviles et un peu plus spirituelles. Mais lorsque je lui rendis son stylo, Cecilia, qui a beaucoup d’humour, se mit à mon niveau et, avec un grand souci de l’isotimie, me gratifia alors d’un superbe : « Con gran affetto, tua Zarina » qui m’alla droit au cœur ! Depuis, je vis en apesanteur…

 

vendredi 10 octobre 2014

Idu na smert i ne strashusya...

Soirée russe en perspective. Vodka et Tchetchilia à fond les ballons. Ce sont les voisins qui trinquent et qui sont contents!...