vendredi 28 février 2014

Le miracle allemand : Riccardo Primo au Badisches Staats Theater de Karlsruhe

 

Je reviens d’Allemagne encore tout ébloui, tant par ce que j’ai vu que par ce que j’ai entendu. Je veux bien évidemment parler de Riccardo Primo, présenté le mois dernier au Badisches Staats Theater de Karlsruhe, dans le cadre du traditionnel Händel-Festspiele. L’opéra de Haendel, qui est du même tonneau que Giulio Cesare, Tamerlano, Rodelinda, Scipione, Alessandro, réalisés quelques mois plus tôt, était mis en scène par le toujours talentueux Benjamin Lazar et servi par une distribution flamboyante, qui comprenait notamment Franco Fagioli dans le rôle-titre. L’œuvre était par ailleurs dirigée par Michael Hofstetter, à la tête d’un superbe orchestre, le Deutsche Händel-Solisten, composé des musiciens les plus virtuoses…
Sans qu’il soit nécessaire daller plus loin, on se demande bien comment le théâtre de Karlsruhe parvient à proposer des places à 57,50 euros seulement la première catégorie, alors qu’aucune autre maison d’opéra n’a coproduit le spectacle et que celui-ci ne va donc pas voyager… À l’heure où l’Opéra de Paris présente l’une des pires saisons de son histoire avec, comme la bien analysé un remarquable blogueur, un appauvrissement de son offre musicale et, paradoxalement, une augmentation spectaculaire du prix des places (qui sera assez fou pour dépenser 231 euros dans Le Barbier de Séville avec la barbante Karine Deshaye ?), la question est en effet des plus brûlantes… Il n’est que de voir tous les seconds couteaux qui se disputeront l’an prochain les rôles des plus médiocres spectacles (Aïda, La Traviata, Tosca, La Bohème) pour se dire qu’on a finalement bien raison de déserter Paris…

De ce point de vue, l’Allemagne constitue un eldorado pour tous les baroqueux. Pas seulement pour ses théâtres lyriques, qui n’offrent à travers leur programmes que l’embarras du choix aux spectateurs, que pour ses ensembles et formations orchestrales, à la réputation internationale. On connaissait depuis longtemps le Concerto Köln, le Freiburger Barockorchester, l’Akademie fur Alte Musik de Berlin, l’Hofkapelle München, il faudra désormais compter dans les prochaines années sur le Deutsche-Händel Solisten, si cet ensemble, formé pour la circonstance par l’excellent Michael Hofstetter, se maintient. Il rassemble en effet les meilleurs instrumentistes : outre Andrea Keller, l’ancienne konzertmeisterin du Concerto Köln, qui officiait comme premier violon, on pouvait reconnaître le luthiste Michael Dücker, qui a enregistré d’excellentes sonates de Weiss et qui alternait luth et guitare dans le continuo, l’hautboïste Susanne Regel, qui a travaillé à de multiples reprises avec Jacobs, l’habile corniste Renée Allen, sans oublier le trompettiste Hannes Rux, qui fit tant de merveilles l’an dernier dans l’Artaserse de Vinci… Mais celui dont il faut à tout prix retenir et saluer le nom, c’est bien évidemment le chef allemand Michael Hofstetter, insuffisamment connu en France, malgré une grande carrière internationale (il s’est fait remarquer à la tête de l’orchestre de chambre de Genève pour la qualité de sa direction dans le répertoire à la fois ancien et moderne). Bien sûr, son très grand mérite est la cause de son absence dans notre pays. Ce qui est tout à fait regrettable, parce que c’est un chef qui a enregistré d’excellentes choses, à commencer par une Didone abbandonata de Hasse, avec Valer Barna-Sabadus, un des chanteurs qu’il a le mieux contribué à faire connaître. Le chef, qui est très agréable à entendre à la tête de cet orchestre, est aussi très agréable à voir, tant pour son physique de play-boy (en dépit de ses cinquante ans bien sonnés) que pour sa gestuelle vraiment élégante et son sourire ravageur (Michael, c’est quoi ton secret de beauté ?). Le seul reproche qu’on pourrait peut-être lui adresser, si reproche il peut y avoir, c’est une tendance à tout jouer forte, sans trop de nuances, mais la cause est davantage imputable à un trop plein d’énergie plutôt qu’à une paresse d’exécution. L’impression qui demeure est en effet excellente : on reste confondu d’admiration par le son magnifique et très transparent de l’orchestre, malgré les quelque 40 musiciens présents dans la fosse. Dès l’ouverture, qui débouche sur une tempête orchestrée avec de superbes parties de timbales, on se trouve comme saisi sur des braises. Et tout au long du spectacle, on a l’impression de revivre Giulio Cesare avec Jacobs, particulièrement dans les scènes guerrières, avec les cors et les trompettes.

Le son merveilleux et très deutsch qualität que produisaient tous ces instrumentistes sans faille avait bien sûr son équivalent visuel sur la grande scène du théâtre du Karlsruhe. Benjamin Lazar, qui a réalisé la mise en scène du spectacle, parvient à tirer parti des difficultés inouïes du livret, qui est assurément l’un des plus alambiqués que Rolli ait fourni à Haendel, ainsi que l’un des plus convenus, avec ses amours contrariées, ses jeux de pouvoir, ses travestissements multiples et ses revirements invraisemblables. Empruntant son sujet à l’histoire des croisades, le librettiste a voulu illustrer la prise de Chypre par Richard Cœur de Lion, mais sur fonds de péripéties amoureuses : venant secourir la princesse Costanza, dont le navire s’est échoué sur l’île, le héros va devoir rivaliser de courage et d’ingéniosité pour éliminer ses deux soupirants : tout d’abord le tyran Isacio, puis son allié Oronto, alors que celui-ci était promis à Pulcheria, la fille du premier. Bref, une intrigue à dormir debout, mais que Lazar parvient à rendre intelligible, par la rotation des différents décors, qui permet de bien identifier les scènes et l’action de chaque camp. Centrant l’essentiel de son travail, comme Wilson, sur la lumière, le positionnement des bras et des mains, il signe et soigne une mise en scène remarquable qui, tout en s’inspirant de l’iconographie baroque, demeure toutefois très originale. Une mise en scène relativement statique, où les différents mouvements qui rythment l’action se succèdent dans des positions très élégantes et ravissent toujours le spectateur. Seuls les récitatifs manquent peut-être de relief dramatique, en raison de ce parti pris esthétique, mais en dehors de cette seule petite réserve, la mise en scène de Lazar possède un atout considérable : elle demeure très favorable au chant. Entendez par là que les chanteurs ne se risquent pas à faire, comme dans Alcina, des pompes sur scène ou le moonwalk alla Malena ! Elle est enfin rehaussée par un éclairage à la bougie, qui donne à ce décor sa couleur si particulière, et quelques brèves étincelles qui pétaradent au cours des scènes guerrières – c’est là la grande marque de fabrique de Benjamin Lazar. Il ne faudrait pas oublier non plus les superbes costumes d’Alain Blanchot, qui font la part belle à l’Orient. Leur prodigieuse beauté se trouve magnifiée par les jeux de lumière, assumés par les figurants qui, lors des entrées sur scène, accompagnent les personnages avec de magnifiques torchères qui illuminent tant les costumes que les visages. Il y aurait enfin beaucoup à dire aussi sur le maquillage, sur les barbes tressées de ces messieurs ou les coiffures sophistiquées de ces dames…

Enfin, s’agissant du plateau, celui-ci était d’une très grande homogénéité vocale, à une seule chanteuse près, Claire Lefilliâtre – l’exception française ! La chanteuse, qui est plus à l’aise dans le théâtre de foire et les canzonetti du Seicento, devient dans Haendel totalement hors sujet : à l’évidence, son faible instrument ne lui permet pas de soutenir des rôles aussi animés que ceux que le maître a composés pour ses grandes héroïnes haendeliennes – à commencer par celui de Pulcheria, conçu à l’origine pour la voix et le caractère volcanique de la Bordoni ! S’il y a bien dans cet opéra un rôle de fureur et de résolution vengeresse, qui exige aplomb et doigté, c’est bien celui-là. 
Tout à l’opposé de celui de Costanza, jeune femme sensible et éplorée, incarnée par la délicate Emily Hindrichs, belle chanteuse à la voix de soprano claire et à l’intonation pure, qui insufflait vie et sentiments à ce personnage touchant qui bénéficie d’airs généralement plus lents (tels le larghetto du premier acte, après la scène de la tempête, les deux andante du second acte, et le largo du finale) ou champêtres (comme le célèbre Il volo così fido, accompagné au flageolet par le merveilleux Wolfgang Dey).
Mais c’est bien sûr Franco Fagioli qui a porté le drame jusqu’à sa dernière perfection. Le chanteur, au sommet de son art, était chavirant de beauté et en bien meilleure forme vocale que lors de son dernier récital à Gaveau qui, enchaîné à celui de la veille, trahissait une certaine fatigue, comme certains lavaient noté. En costume d’époque, et au milieu d’autres comédiens, il semble bien plus à l’aise que tout seul, en veste et pantalon noirs. On sent quil se plaît et quil samuse sur scène, que la pression est moins lourde que lors d’un récital. Pour ma part, je ne l’ai jamais vu aussi bien chanter que ce soir-là ! Souplesse inouïe de la voix, coloratures foudroyantes, art consommé de l’ornementation, tout ici était absolument parfait. La voix jamais prise en défaut, il a ainsi incarné pendant près de quatre heures un Riccardo Primo Uomo de haut vol, sous la bienveillante complicité d’Hofstetter qui veillait avec beaucoup d’attention à ne pas couvrir sa voix. Tout cela dans une ambiance joyeuse et fervente : le public, qui venait des quatre coins de l’Europe, a réservé la plus belle ovation à ce magnifique opéra, hélas trop rarement joué dans notre pays.


Les Allemands ont beaucoup de chance : Riccardo Primo sera redonné dans quelques mois à Halle, lors du prochain Handel-Festspiele, avec la Lautten Compagney de Berlin (une nouvelle phalange baroque prometteuse), et sera repris l’an prochain à Karlsruhe dans la même mise en scène, avec le même orchestre et manifestement la même distribution : il ne faudra donc pas rater ce rendez-vous ! D’autant plus que les Parisiens n’auront strictement rien à se mettre sous la dent à l’Opéra ! Haendel y sera en 2014-2015 persona non grata, ainsi que – de façon plus inexplicable – Rameau dont on célèbre partout l’anniversaire en France ! Cette maison ne tourne vraiment pas rond : alors qu’elle nous a tant bassinés l’an dernier avec Verdi et Wagner, elle n’est même pas fichue l’an prochain d’honorer la mémoire de son plus glorieux compositeur !

mardi 18 février 2014

Poulpe fiction



J’ai la chance d’avoir un boss qui a toujours voulu faire mon bonheur malgré moi… Il n’a jamais compris pourquoi, à 40 ans passés, je m’entêtais à aller chaque année en Italie, et non en Espagne. Combien de fois ne m’a-t-il pas vanté les mérites de Tolède, de Valence, de Cáceres, sans parler de Salamanque, sa ville de cœur ? Ce n’est pourtant pas qu’il préfère l’Espagne à l’Italie, bien au contraire, mais il considère comme une erreur grossière de séparer les deux pays, les opposer, au lieu de les rapprocher. De ce point de vue, il me rappelle Harnoncourt : lorsqu’on lui demandait qui de Mozart ou de Haydn il se sentait le plus proche, le maestro répondait : « C’est comme la viande et le poisson, il est absurde de préférer l’un à l’autre. » 

Jusqu’à présent, je dois avouer que j’ai toujours eu tendance à faire un peu la sourde oreille et n’avoir d’yeux que pour l’Italie. Deux ou trois fois par an, je suis toujours en proie au même dilemme : « Tiens, si j’allais à Trieste cette fois ?… Ou plutôt si je retournerais à Parme ?… » Et il suffit que je regarde une carte d’Italie, pour que soudain, d’autres envies surgissent : Gubbio, Viterbo, Modica, Trani, Caltagirone, etc. On le voit, la question de savoir où aller est au moins aussi importante que celle de savoir où retourner, pour la simple et bonne raison quune ville découverte en Italie est presque toujours une ville qui demande à être redécouverte !

Et l’Espagne alors, me direz-vous ?

L’Espagne, c’est bien simple, jamais je n’aurais imaginé y passer quelques jours si, fin décembre, je n’avais pas entendu mon boss me dire : « Georg-Friedrich, vous pouvez venir dans mon bureau ? » Alors que je me levais sans broncher, prêt à exécuter l’ordre qui m’était intimé, je remarquais, en entrant dans la pièce, qu’il se frottait les mains, avec un sourire sadique, comme un joueur de poker qui aurait dans ses mains un brelan d’as : « Puisque vous ne voulez pas aller en Espagne, eh ! bien je vais vous y forcer… Il y a un convoiement à faire fin janvier à Madrid, vous allez y aller à ma place ! »

Voilà donc comment, à la fin du mois dernier, je me suis retrouvé, avec un collègue du Musée d’Orsay, au Museo del Jamón, le seul endroit que je m’étais toujours juré de découvrir (eh non ! je rassure mes lecteurs, je ne convoyais pas un précieux jambon...) Quelqu’un (j’ai oublié qui), connaissant mon faible pour la charcuterie, m’avait il y a quelques années fait la réclame de cette institution gastronomique… Et avant même d’y mettre les pieds, je m’étais alors imaginé le lieu à mi-chemin entre les salumerie de Bologne, sur les murs desquelles sont accrochés d’innombrables jambons, et le dernier étage du KaDeWe, avec ses 1400 variétés de saucisses… Si mon premier réflexe en entrant dans ce lieu étrange fut bien sûr de faire honneur au jamón ibérico, je ne pus guère m’empêcher, en voyant les photos du menu, de commander dans la foulée une planche de pulpo alla gallega. Mon voisin, qui n’en était pas à son premier convoiement à Madrid, allait me fournir la légende : il s’agissait de poulpe ébouillanté, coupé en petits morceaux, arrosé d’huile d’olive, saupoudré de paprika et de fleur de sel et accompagné enfin d’une grosse pomme de terre, coupée en deux. Un plat typique de la Galice, mais qui se consomme partout en Espagne, et qu’on apprécie encore plus avec un bon verre de Rioja.

Il me faut admettre cependant que ce n’est pas au Museo del Jamón que j’ai goûté aux meilleurs jambons ni savouré le meilleur pulpo alla gallega. Quiconque voudrait se familiariser avec la gastronomie madrilène, serait mieux inspiré de fréquenter une autre enseigne. Ce n’est pas ce qui manque dans cette grande ville. Sans avoir eu le temps de tout tester (5 jours, ça passe très vite), je recommande chaudement le Mercado de San Miguel. Situé à deux pas de la Plaza Mayor, dans une ancienne halle superbement restaurée qui abrite divers comptoirs proposant une grande variété de plats typiques de la région, des tapas à la paëlla, en passant par la tortilla, les croquetas, les bocadillos, les cucuruchos de chorizo, ce marché est devenu en quelques années un haut lieu du street food à Madrid. Si les prix sont un peu plus élevés que partout ailleurs, en raison de l’emplacement central de ce marché, ils restent quand même très intéressants, eu égard à l’extrême fraicheur et qualité des produits. Chez Mahou (une enseigne qui compte plusieurs brasseries en Espagne), les coquilles Saint-Jacques gratinées s’arrachent par exemple pour 5 euros, l’assiette de seppia con olio pour 11 euros, tandis que la planche de pulpo culmine, elle, à 19 euros. Mais alors quelle planche ! Il y en a pour deux gloutons qu’on aurait délivrés d’une cure de pain blanc ! Enfin, ce qui achève de rendre ce marché si sympathique, c’est qu’il est ouvert jusqu’à minuit en semaine, et 2h00 du matin le week-end. À quelque heure du jour qu’on s’y présente, cela ne désemplit pas.
 
Comme autre lieu intéressant, il faudrait évoquer aussi le Corte Inglés, la grande enseigne madrilène, qui dispose au neuvième et dernier étage de son magasin de la place Callao de plusieurs milliers de mètres carrés dédiés à la gastronomie. On trouve, pêle-mêle, une jamoneria, où les chorizos sont à se damner (sans parler des jambons de Salamanque nourris aux glands, bien meilleurs que mes jambons de Castagniccia... une tristesse !), une hamburguesa, où des serveurs qu’on croirait tout droit sortis d’une page de Têtu, avec muscles saillants et tee-shirts moulants, s’ingénient à vous composer des hamburgers sortis de l’espace, une pizzeria, avec tout une gamme variées de pizzas, toutes plus succulentes les unes que les autres et, last but not least, des rayonnages de turrón à perte de vue.

Ne pouvant éluder la question du sucré, il me faut dire encore deux mots de La Mallorquina, un autre lieu tout aussi incontournable, situé cette fois au pied de la Puerta del Sol. Considérée à juste titre comme la meilleure pâtisserie de Madrid, cette vénérable institution se déploie sur deux niveaux : le rez-de-chaussée est fréquenté par une clientèle locale, tandis que le salon de thé à l’étage accueille les touristes de passage qui préfèrent se poser. J’y allais en moyenne quatre fois par jour : le matin pour mon petit déjeuner, le midi pour mon café, l’après-midi pour mon quatre heures et le soir pour les marrons glacés, que je ramenais dans ma chambre d’hôtel, pour me sentir un peu moins seul. Je n’ai donc pas pu déguster le fameux chocolat chaud de la chocolateria San Gines à deux pas de là, où les churros sont, dit-on, à grimper aux rideaux. Mais je me suis délecté à qui mieux mieux de merlitones, de bambas de nata et autres napolitanas de crema. Sans être d’un raffinement extrême, les gâteaux, comme on le voit sur les photos, sont d’une fraîcheur inattaquable ; on les déguste sur le pouce, face au comptoir, dans une ambiance toujours populaire et familiale. Il y règne un vacarme du diable et il n’est pas possible, quand on voit les clients se prosterner devant les vitrines, les yeux presque toujours injectés de sang, de ne pas repenser à l’espèce de ferveur qui règne le matin chez Augustus à Naples. Mon boss avait raison, les points communs entre l’Italie et l’Espagne sont innombrables et quiconque succombe au charme d’un pays ne peut évidemment que raffoler ensuite de l’autre. Cette première expérience sera-t-elle alors suffisante pour que j’y retourne une prochaine fois ? Patience… La réponse devrait tomber maintenant dans moins d’un mois…

1. La Casa del polpo. 2. Musée Thyssen. La jeune femme devant le jeune chevalier peint par Carpaccio. 3. Calle Escalinata. 4. La Plaza Espana par gros temps. 5. Musée Thyssen. Dialogue entre la Sainte Catherine du Caravage et le Saint-Sébastien du Bernin. 6. Calle San Dimas. 7. Le grand pan de mur jaune. 8. Au neuvième et dernier étage del Corte Inglés. 9. Plaza Comandante las Morenas. 10. Pulpo se croisant les doigts à la Bodega bohemia. 11. Plaza Jacinto Benavente. 12. Manifestantes madrilènes. 13. Museo del Jamon. 14. L’assiette de jambon pour deux à 6 euros. 15. Jamoneria le long de la Calle de Arenal.  16. Les cucuruchos de chorizo. 17. Autre jamoneria madrilène. 18. Tapas aux crevettes et à la mayonnaise persillée. 19. Pulpo alla gallega. 20. Tapas aux sardines, poivrons rouges et piment vert. 21. Seppia con olio. 22-25. La Mallorquina

dimanche 2 février 2014

Album madrilène

1. Malasaña. Plaza de las comendadoras. 2. Calle Mayor. 3. Plazza Chueca. 4. Plazza Mayor. 5. Street food à Madrid (article en préparation). 6. Musée Thyssen-Bornemisza. Antonello di Messina, Portrait dhomme. 7. Calle Victoria. 8. Manifestation en faveur du droit à l’avortement. 9. Calle Cava de San Miguel. 10. Calle de Quiñones. 11. Puerta del Sol. 12. Calle San Bernardo. 13. Au dernier étage d’El Corte Inglés. 14. Calle de la Torija (une manifestante, bonnet violet, couleur symbole de la lutte pour le droit des femmes en Espagne, s’apprête à rejoindre le cortège qui manifeste devant la chambre des députés aux cris de :  No a los leyes medievales). 15. Musée Thyssen-Bornemisza, Ribeira, Saint Jérôme pénitent. 16. Vitrine de la jamoneria La Madrileña (maison ouverte depuis 1909).