lundi 31 octobre 2011

Ottobre

1. Le Champcella de Pain de sucre. 2. Pise, berges de lArno. 3. Pise, Chiesa San Francesco. 4. Pise, Torre pendente. 5. Lucca, vue des toits (article en cours). 6. Lucca, brocante. 7. Lucca, Chiesa San Giovanni. 8. La Nazione, édition du 16 octobre 2011. 9. Paris, rue de Louvois. 10. Paris, boulevard des Italiens. 11. Répétitions de La Source. 12. Brocante de Fontenay-le-Vicomte. 13. Fontenay-le-Vicomte, cimetière. 14. Grand Théâtre de Luxembourg, détail de la façade. 15. Anna Bonitatibus triomphe dans La Didone de Cavalli (article à venir). 16. Metz, les adieux le long du canal. 17. Nancy, place Stanislas. 18. Nancy, brocante. 19. Nancy, fête foraine. 20. Nancy, Opéra national de Lorraine.

vendredi 21 octobre 2011

J’ai plus de souvenirs que si j’avais Milan

 J’ai un petit problème avec Milan. Je n’y reste jamais très longtemps et chaque fois que j’y passe – c’était la troisième fois cette année – je ne peux m’empêcher de retourner systématiquement aux mêmes endroits, sur le toit du Duomo, dans le quartier de la Porta Ticinese ou le long des allées du Parco Sempione. Comme je trimballe toujours avec moi mon appareil photo, je ne peux également m’empêcher de photographier les mêmes bâtiments, les mêmes églises, les mêmes boutiques. Si le temps ne changeait pas à chaque fois, ou si l’intensité lumineuse ne variait pas aussi en fonction de l’inclinaison des rayons du soleil, mes photos seraient proprement indiscernables. Je succombe toujours devant la coupole de Santa Maria delle Grazie, qui me laisse sans voix, et je m’assois des heures devant le banc face au portail ou sur le trottoir qui borde le chevet de l’église. C’est un spectacle éternel, comme celui du vieux tramway qui se faufile entre les colonnes de San Lorenzo ou des Milanaises qui s’en donnent à cœur joie pour écraser avec toute la force de leur talon les coucougnettes du pauvre taureau de la galerie Victor Emmanuel. Chaque fois que je me retrouve à Milan, je connais donc toujours les mêmes vertiges, les mêmes éblouissements, mais aussi les mêmes loupés. Je n’ai, par exemple, jamais réussi à voir les fresques de Bernardino Luini dans la chiesa San Maurizio, alors que ça a toujours été le motif principal de mes séjours milanais. Je me suis toujours heurté à un mur, celui de la fermeture, soit parce que des travaux de restauration étaient en cours, soit parce que j’y séjournais le dimanche et le lundi, quand l’église est fermée. Une église fermée un dimanche, ça ne court pourtant pas les rues, surtout en Italie, banque centrale du catholicisme mondial, mais à Milan, allez savoir pourquoi, certaines églises s’offrent le luxe de rester fermées le dimanche et le lundi, et tant pis pour les amoureux de l’art, qui devront reprendre leur bâton de pèlerin un autre jour. Quiconque se passionne pour les fresques de la Renaissance italienne doit donc éviter soigneusement le dimanche et le lundi à Milan, un précepte que j’avais bien sûr oublié la première semaine de mon séjour, mais non la seconde, puisque après ma foirade à Côme, j’avais eu la bonne idée de revenir à Milan pour contempler enfin lesdites fresques.

Ces fresques, je les connaissais déjà un peu, grâce à mon amie Evelyne qui m’avait prêté un superbe livre d’art qu’elle avait acheté naguère, lorsqu’elle habitait Milan, où l’on apprend une foultitude de choses sur le cycle peint par Luini et ses élèves et sur le programme iconographique mis en œuvre. Tout l’été, je m’en étais donc imprégné, craignant que l’église ne soit, comme la chapelle Scrovegni à Padoue, un lieu où, au bout de quinze minutes, un cerbère bien discipliné vous tapote sur l’épaule pour vous dire : « Allez, circulez, il n’y a plus rien à voir ! » Heureusement, il règne ici d’autres mœurs. Non seulement le temps pour visiter San Maurizio n’est pas compté, mais laccès est gratuit. Mieux, les photos sont autorisées et le public ne s’y presse pas (le Routard, qui n’est pas à une anomalie près, ne mentionne même pas cette église !).
À San Maurizio, le travail de Luini se déploie dans les deux églises : la chiesa pubblica, où les fidèles venaient autrefois communier, et la chiesa claustrale, qui correspond à un ancien monastère de femmes. Cest donc à l’intérieur de ces deux bâtiments, qui communiquent entre eux, que, dans les années 1520, Bernardino Luini et quelques autres, ont conjugué leurs talents pour en assurer la décoration. Comme chez Léonard, dont il était à la fois l’élève et le maître, la douceur des expressions sur les visages, la finesse de la lumière et un joli modelé, sont ce qui caractérise le mieux l’art de ce peintre au sujet duquel, soit dit en passant, nous savons très peu de choses. Il est difficile en effet d’expliquer pourquoi Vasari, qui était si friand d’anecdotes sur les vies des peintres, n’a rien à nous dire sur Luini qui est mort 1532, soit bien avant la première édition des Vite. Très curieusement, il ne lui consacre aucune notice, alors qu’il était très actif aussi comme peintre de chevalet (tous les grands musées du monde ont en leur possession un Luini), et cest tout juste aussi s’il évoque son travail à Milan dans un vague chapitre sur les peintres lombards, intercalé à la fin de la vie de Garofalo.

San Maurizio n’est pas la seule église de Milan à conserver des fresques de la Renaissance, il en existe beaucoup dautres, assez remarquables d’ailleurs. Ainsi, le Bergognone a peint un splendide Couronnement de la Vierge dans le cul-de-lampe de l’église San Simpliciano, dont on aperçoit ici les tympans ornés de mosaïques. Cest lui encore qui a réalisé les trompe-l’œil et le Christ ressuscité dans la basilique ancienne de Sant’Ambrogio. Et dans l’église Santa Maria del Carmine, se sont à nouveau les figures tristes d’une vierge et dun martyr qui se dressent autour des reliques de quelques saints, conservées dans un mausolée.

En remontant le temps, on découvre, à deux pas du Duomo, le quartier médiéval de Milan, du moins l’unique parcelle qui en reste et qui n’a pas été détruite par les bombardements de 1943. Il s’agit de la Piazza del Mercato et du Palazzo della Ragione où s’épanouissaient autrefois les activités marchandes, judiciaires et administratives de la ville. Le bâtiment, une puissante bâtisse en brique rouge, décorée de pierres blanches, a été édifié sur pilotis.

Celui que l’on voit ici à cheval, Oldrado da Tresseno, n’est pas seulement l’un des premiers magistrats à avoir occupé le palais, c’est aussi, comme le rappelle linscription latine que l’on aperçoit entre deux arcades, « un grand pourvoyeur d’hérétiques pour le bûcher »...
Et hérétique, je le fus à mon tour en négligeant, seulement un midi, toutes les bonnes adresses que m’avaient soufflées Evelyne. Javais testé la veille la Pizzeria Fabbrica, viale Pasubio, 2, où les pizzas sont à la fois très fines, très croustillantes et superbement garnies... Pourquoi n’avais-je pas poursuivi sur ma lancée ? Pourquoi avait-t-il fallu à tout prix que j’aille m’encanailler dans la première piadineria que je devais croiser, au lieu de poursuivre méthodiquement mon but et goûter les belles assiettes de poissons crus de la fameuse pescheria da Claudio ? C’est peu dire que je me sentais minable, et pour ne plus me morfondre, j’eus l’idée de prendre un peu de hauteur. Quoi de mieux, en pareille circonstance, que de grimper les marches du Duomo, pour sélever jusqu’au sommet de la cathédrale, en haut des terrasses, où, comme dirait Pascal, « l’homme éloigne sa vue des objets bas qui l’environnent » ?

Lintérieur du Duomo nest pas moins spectaculaire avec son pavement en marbres polychromes, son maître-autel conçu par Pellegrino Tibaldi et ces cinq immenses nefs qui sont comme autant de galeries de musées, avec de gigantesques tableaux suspendus à des cimaises.

Je suis toujours fasciné par le sens du théâtre, du décorum, qui se manifeste dans les églises, et spécialement dans celle-ci qui est, en superficie, la plus vaste après Saint-Pierre de Rome et la cathédrale de Séville. Une évidente folie est à l’œuvre ici : chaires en bronze, tentures rouges, vitraux anciens, anges candélabres, tout palpite de couleurs. C’est pour cela que je ne suis pas toujours d’accord avec ceux qui opposent un peu vite l’intérieur du Duomo, réputé lourd et sombre, à son extérieur qui est, il est vrai, très élancé, très lumineux.

Parmi les autres curiosités de Milan, on retiendra encore San Ambrogio car c’est l’église où repose le saint patron de la ville. Sa dépouille est exposée aux côtés des saints couronnés Gervais et Protais, selon la pratique de l’époque qui voulait que les corps des saints ne soient ni incinérés ni placés dans des sarcophages, mais exposés à la vue de tous, dans leur plus beau costume. Si le tombeau commun d’Ambroise et des deux martyrs a été placé sous l’autel, c’est aussi, comme nous l’explique Panofsky dans La Sculpture funéraire, parce que les fidèles souhaitaient entrer en contact direct avec eux et bénéficier, post mortem, de leur protection, en plaçant par exemple leur tombe autour des reliques. Comme le dit saint Jean Chrysostome : « Là où sont enterrés les ossements des martyrs, les diables fuient comme devant le feu et un supplice insupportable. » Je ne sais pas si ma moitié tient du diable, mais il est certain en tout cas que la vue d’un tel spectacle devait susciter chez lui un dégoût profond et l’emporter extra-muros, dans l’atrium de l’église, qui conserve de splendides chapiteaux sculptés.

Il restait pourtant encore beaucoup de choses à voir : notamment la chapelle San Vittore in Ciel d’Oro, qui conserve le portrait d’Ambroise en mosaïque, le seul portrait réalisé du vivant du modèle, mais le lieu est tellement sombre que toute photographie en devient impossible. N’oublions pas que c’est à Milan que Constantin a décrété la liberté du culte chrétien, qu’Ambroise a été élu évêque et qu’Augustin, qui avait femme et enfant, s’est converti au christianisme. D’autres mosaïques paléochrétiennes témoignent dailleurs du riche passé romain de la ville, comme celles qui sont conservées dans la chapelle Sant’Aquilino de l’église San Lorenzo et qui prennent un relief particulier quand les rayons de soleil en caressent les formes et les couleurs.

Et pour voir comment le soleil rehausse les couleurs de la ville, on pourra faire comme Antoine, qui se targue d’avoir réalisé les plus belles photos du tetto del Duomo, en rejoignant la cathédrale à la nuit tombante. L’été, en effet, le Duomo ferme à 21h00 ; on peut alors profiter d’un coucher de soleil  fabuleux et, en prime, d’une vue inoubliable sur la ville

Photo : Anthouane

mardi 11 octobre 2011

Côme : un ouragan

Côme, Hôtel In Riva al lago
J’ai détesté Côme avec la même force, avec la même impétuosité, que j’ai adoré Brescia. Autant tout m’a paru agréable et serein à Brescia, autant tout m’a semblé épouvantable et répugnant à Côme. Il est clair que cette répugnance pour Côme, on l’éprouve dès le premier pas posé à la gare de Côme et même, pourrait-on dire, dès Milan, une fois qu’on se trouve embarqué dans le train en direction de Côme, lequel s’arrête toutes les deux minutes. On ne peut pas imaginer en effet un trajet aussi agaçant, aussi irritant, que celui qui relie Milan à Côme, avec sa vingtaine de stations distribuées sur moins d’une quarantaine de kilomètres, annonciatrices du long supplice que le visiteur endure une fois sur place. Car lorsqu’on arrive à Côme, tout ce qu’il y a de plus étriqué, de plus ranci, de plus inesthétique, nous saute brutalement à la figure. Mais il est trop tard, il n’y a plus rien à faire, il faut rester digne et tâcher de conserver le menton au-dessus de l’eau. Et dans ce grand moment de solitude, où je traînais péniblement des pieds de la gare jusqu’à l’hôtel, et où j’observais toutes ces villas surannées et prétentieuses, aux crépis fatigués, je réalisais alors qu’avoir abandonné Brescia au profit de Côme était l’idée la plus saugrenue que mon cerveau avait jamais enfantée. Car en ayant séjourné quelques jours plus tôt à Brescia, je ne pouvais pas éviter de repenser avec nostalgie à cette magnifique cité, hérissée de somptueux palais et églises Renaissance. Et alors que tout semblait à peu près inépuisable à Brescia, tout paraissait, à l’inverse, incroyablement borné à Côme. Dès mon arrivée dans cette ville, j’avais l’impression d’être comme un rat en cage, coincé dans un misérable espace vital, cerné par de mauvais cafés et d’infâmes restaurants, où tous les touristes du monde entier s’étaient donné rendez-vous. Car, tout bien pesé, il ne fait plus aucun doute que c’est à Côme que j’ai vu les pizzas les moins appétissantes, bu les cafés les plus mauvais et avalé les glaces les plus dégueulasses. Avant d’arriver à Côme, jamais je n’avais fait en Italie l’expérience de boire un mauvais café et je crois que ce n’est donc pas un hasard si c’est à Côme que cette expérience s’est réalisée. Partout où je suis allé en Italie, que ce soit à Rome, à Venise, à Florence, à Milan, à Bologne, à Pérouse, etc., j’ai toujours savouré d’excellents cafés, y compris dans les endroits les plus hostiles, comme sur les aires d’autoroute, où l’on pourrait s’attendre à ce que le café soit infect, ce qui est bien sûr toujours le cas en France, mais jamais en Italie. À Côme, j’avais la bizarre impression sous ce rapport d’être en France, je n’ai commandé que deux cafés, ils se sont révélés l’un comme l’autre tellement abominables que je n’ai même pas pu les boire jusqu’à la dernière goutte, comme je fais d’habitude. Et ce qui est vrai des cafés, l’est aussi des pizzas, sur lesquelles couraient des bouts de saucisses putréfiées, et des glaces qui, en plus d’être trop sucrées, possédaient une texture râpeuse. Ma pauvre moitié, que j’avais entraînée dans ce guet-apens, ne cessait de me flageller et d’appuyer là où ça faisait mal en me demandant comment j’avais pu concocter un voyage à Côme où tout, à l’évidence, était épouvantable et répugnant. La pire erreur de ma vie, voilà ce dont je devais convenir pour faire amende honorable ; un ratage complet, voilà encore ce que je ne devais jamais cesser de répéter tout au long de ce bref séjour. Car aussitôt étais-je arrivé à Côme, aussitôt avais-je eu envie d’en repartir. Je n’étais venu à Côme que pour voir le Duomo et les célèbres statues de Pline le Jeune et Pline l’Ancien, mais contre toute attente, celles-ci avaient été placées sous d’horribles cages de verre qui avaient pour effet immédiat de masquer toute la délicatesse des contours de la pierre. Quant à l’intérieur du Duomo, il était tellement lugubre, et les peintures de Bernardino Luini qui en font tout le prix si scandaleusement jetées dans l’obscurité, que nos deux esprits ne pouvaient supporter d’y rester enfermés plus de dix minutes. On avait alors envisagé d’aller se promener le long du lac, mais la fausse pelouse verte en plastique, qui était déployée tout le long des quais, contrariait notre marche. La vue sur le lac ne valait guère mieux : les côtes sont tellement bétonnées qu’on se croirait à Monaco. Aurait-il fallu fuir Côme en bateau et prendre le large ? Les éléments qui s’y déchaînaient nous l’interdisaient. On décida donc rebrousser chemin et d’aller s’abriter à l’hôtel In Riva del lago, où j’avais réservé une chambre. Encore une fois, la comparaison avec Brescia fut extrêmement cruelle. Si, pour 65 euros, je pouvais disposer à Brescia d’une cuisine, d’un salon, d’une chambre, d’une salle de bain et d’une vue magnifique sur les toits de la ville ; pour 80 euros, je devais me retrouver à Côme dans une chambre minuscule, avec du mobilier en formica, une télé antédiluvienne cadenassée à une armoire et, last but not least, une vue imprenable non pas sur le lac, comme l’hôtel s’en vantait sur Internet, mais sur un mur couvert de taches suspectes à moins d’un mètre de distance. Ah ! pour une chambre calme, celle-ci était bien calme ! On ne pouvait pas se plaindre du clapotis de l’eau, de la circulation ou des bruits du passage dans la rue… Pourtant, rien n’avait été pensé pour éviter le drame acoustico-écologique qui devait se jouer au-dessus de nos têtes, avec l’aération de la salle de bain et, pire que tout, l’immense climatiseur suspendu au plafond de la chambre, un climatiseur dont l’arrêt était tout bonnement impossible. On peut d’ailleurs se demander pourquoi ceux qui ont cherché à protéger les clients des bruits extérieurs en concevant des chambres avec un double double-vitrage n’ont rien fait pour préserver ces mêmes clients des bruits intérieurs générés par ces affreuses souffleries qui polluent la planète à grande échelle. Toute la laideur du monde culminait dans cette chambre où la seule exigence qui se trouvait satisfaite, ce n’était pas celle de disposer d’un lit douillet, d’avoir une belle vue sur le lac, encore moins de boire un bon café le matin, mais d’être aéré, ventilé, comme s’il n’y avait pas déjà assez d’air comme ça à Côme ! Dans l’adversité, deux options sont possibles : céder ou résister. On a choisi la première et considéré qu’il ne restait plus qu’une seule chose à faire, dormir et s’anéantir, pour diminuer le temps de présence éveillée à Côme, en attendant sagement le lendemain matin, où le cours des choses allait enfin s’inverser. Car s’il est vrai que nous avons bien aimé à Côme, c’est uniquement lorsque, enfin en possession de nos billets, nous avons pu sauter dans le premier train pour Milan et foncer tête baissée jusqu’à l’église San Maurizio où l’on était bien décidé à aller se décrasser les yeux devant les superbes fresques de Bernardino Luini que lon allait bientôt découvrir.

vendredi 7 octobre 2011

Septembre


Bergame, Via Rivola.  2. Bergame, Vitrine Faltrinelli. 3. Brescia, Piazza Tebaldo Brusato. 4. Brescia, Biennale de la mode. 5. Brescia, vue depuis le château. 6. Brescia, Duomo nuovo. 7. Brescia, Via Trieste. 8. Brescia, Museo Santa Giulia. 9. Brescia, Chiesa Santa Maria delle Grazie. 10. Brescia, Chiesa san Giorgio, trompe-loeil. 11. Tomates de Brescia. 12. Lac de Côme. 13. Milan, Chiesa San Maurizio, fresques de Bernardino Luini (détail). 14. Week-end dans lIndre. À lheure du petit-déjeuner. 15. Le pommier. 16. La promenade au lac. 17. Les dahlias du jardin. 18. Les deux petits cochons.