samedi 24 septembre 2011

À Bergame, pas d’aspartame

Quiconque arrive à Bergame ne doit pas s’attendre à découvrir une ville, mais bien deux : tout d’abord la ville haute, qui ressemble à une citadelle imprenable, avec ses bâtiments historiques haut perchés, puis la ville basse, qui s’étend le long de la plaine du Pô. Les deux villes sont très différentes. On entend souvent dire que l’une (la città alta) est plus belle que l’autre (la città bassa). En vérité, je n’en crois rien du tout et il faut se méfier des esthètes qui vous disent qu’il n’y a strictement rien à voir en bas, c’est la preuve 1) qu’il n’y ont jamais mis les pieds et 2) que leur curiosité n’est pas allée se nicher plus loin que les quelques musées mentionnés dans les guides. En fait, les deux villes sont tout à fait complémentaires et lon aurait tort de privilégier l’une à l’autre, car on trouve autant de richesses en haut qu’en bas, comme on s’emploiera à le montrer tout au long de ce billet. Pour ma part, j’avoue avoir un petit faible pour la ville basse, qui est non seulement beaucoup plus grande, mais aussi plus vivante, plus populaire, plus italienne que la ville haute, laquelle apparaît au contraire plus petite, plus figée et bien davantage gangrenée par les flux touristiques.
Ce qui accentue l’effet de cloisonnement entre les deux villes, c’est que, comme à Lucques ou à Ferrare, le centro historico est cerné de remparts qui ont été élevés dans la seconde moitié du XVIe siècle, quand la ville était sous domination vénitienne. Ces remparts, assez remarquables, s’étendent sur environ cinq kilomètres et offrent un panorama exceptionnel sur la ville basse et la campagne lombarde qu’on ne se lassera pas, dans un premier temps, d’admirer.
Pour partir à l’assaut de cette ville qui, on le devine, est assez épuisante physiquement, il est recommandé de prendre quelques forces. Encore une fois, c’est dans la ville basse que j’ai trouvé toutes les ressources nécessaires pour bien commencer ma journée, en passant devant le Café Balzer, une enseigne qui existe depuis 1850 et qui propose d’excellentes pâtisseries. C’est en effet l’endroit idéal pour faire le plein d’énergie. C’est frais, c’est exquis et... ça n’a pas de prix : les tarifs ne sont pas indiqués car la maison ne veut pas décourager les bonnes volontés. On aura donc la surprise en passant à la caisse !

Il faut dire qu’en léchant des yeux la vitrine, on succombe vite à la tentation. Javais donc quotidiennement le choix entre des mignons à la pistache, à la noix, aux framboises, aux fruits des bois, au chocolat, à l’orange, à la pêche et aux mures. Et comme vous pouvez vous en doutez, il était impératif de revenir plusieurs fois par jour pour varier les combinaisons du plaisir.

Retenez quand même que si le choix de Bergame s’est imposé cette année, c’était aussi parce que je rêvais de découvrir la cité qui avait accueilli, pendant une petite douzaine d’années, l’un des artistes les plus fantasques et les plus tourmentés de la Renaissance italienne, à savoir Lorenzo Lotto. C’est dans cette petite ville en effet que le peintre est venu s’installer en 1512, après sa malheureuse expérience vénitienne, où il avait dû subir de plein fouet la domination du Titien qui régnait sans partage sur la cité des Doges, et après son échec à Rome, où il n’avait guère pu s’imposer face à Raphaël et Michel-Ange, qui lui furent fatals. Ne rencontrant donc pas le succès escompté dans la cité papale, Lotto était parti s’installer d’abord dans les Marches, à Jesi, où il avait peint en 1511 une Sainte Lucie, puis à Bergame, où sa carrière allait s’apaiser et prendre un tour nouveau. En effet, les peintres bergamesques bien établis auxquels il devait saffronter dans cette petite province de Venise, tels Andrea Previtali ou Giovanni Cariani, n’étaient plus tellement en mesure de lui faire de l’ombre.
Sa première et importante commande, un très grand retable pour le maître-autel d’une église dominicaine, qui entre-temps a été détruite pour faire place aux remparts, est aujourd’hui conservé dans l’église San Bartolomeo de Bergame. C’est donc par là logiquement que devait commencer notre périple bergamesque.
Cette magnifique église, située dans la ville basse, au tout début de la via Torquato Tasso, possède une façade de style jésuite qui remonte à la fin du XIXe siècle. Sa structure interne, à l’inverse, a été réalisée dans les années 1600 et les fresques qui la décorent dans les années 1700. Le retable de Lotto, qui porte le nom de son commanditaire, Alessandro Colleoni (à ne pas confondre avec Bartolomeo, le célèbre condottiere, dont le monument funéraire est conservé dans la capella Colleoni) est accroché au-dessus du maître-autel de l’église.

Il a fallu trois ans à Lotto pour exécuter cette œuvre, qui ne fut livrée qu’en 1516. Il est vrai que le contexte politique ne devait pas faciliter beaucoup les choses, Bergame étant passé successivement sous domination française puis vénitienne, comme y fait d’ailleurs allusion le peintre, à de multiples reprises. Première chose à remarquer, qui ne passe pas inaperçue, Lotto a représenté deux fois saint Marc, une première fois en position d’honneur, à proximité de la Vierge, avec un lion à ses pieds, puis une seconde fois dans le tondo situé dans l’écoinçon, en haut à gauche. Dans cette œuvre, qui s’inscrit dans le droit fil des Saintes conversations vénitiennes, le peintre a placé sa Vierge au centre du tableau, sur un trône en marbre au pied duquel deux putti se pressent de déployer un petit tapis, ce qui confère un caractère un peu improvisé à la scène et relève dun trait d’humour caractéristique chez ce peintre. Il a également disposé une assemblée de dix saints autour du trône, en adoration devant la Vierge, dans des postures très différentes, et des gestes très étudiés. Ainsi le saint Sébastien nu, que l’on reconnaît grâce à ses attributs traditionnels, les deux flèches plantées dans son torse, s’oppose au saint tout cuirassé, saint Alexandre, qui une allusion évidente au prénom du commanditaire... Parmi tous ces personnages, un seul fait le lien avec le fidèle, placé hors-champ, qu’il prend comme à témoin pour linviter à participer à cette sainte conversation, c’est Saint Sébastien, traditionnellement invoqué à Venise pour protéger la cité contre la peste. Par ailleurs, toute la fantaisie du peintre sexprime dans le dispositif architectural : une coupole ouverte sur le ciel, avec deux anges penchés sur un balcon qui suspendent une guirlande à laquelle sont accrochées une épée, une balance et un joug à boeuf, avec deux cartouche, DIVINA et SUAVE, qui doivent se lire comme un rébus : d’un côté la justice divine, de l’autre, le joug facile, qui fait référence encore une fois à la situation de Bergame par rapport à Venise. Présenté en 1516, le retable fut jugé d’une originalité assez déconcertante, mais il fit quand même un assez grand effet pour que Lotto obtienne d’autre commandes, comme par exemple cette autre pala, achevée en 1521, conservée depuis l’origine sur le maître-autel de l’oratoire de San Bernardino in Pignolo.

Cette église minuscule n’est située quà quelques pas à peine de San Bartolomeo, toujours dans la ville basse. Avant toute chose, sachez que le sacristain qui veille sur cette église éprouve un besoin irrépressible de faire la causette. Dès quil voit un animal à deux jambes stationner en position verticale devant le Lotto, il s’emploie aussitôt à allumer le tableau pour optimiser la délectation, et revient vers lui pour savoir d’où il vient. Si jamais vous répondez Paris, attendez-vous à ce qu’il vous parle de Notre-Dame et de cette chose encore plus formidable qu’est l’Hôtel Dieu, où il a été soigné d’une attaque cardiaque ! Par la suite, il ne manquera pas de vous demander si vous êtes catholique ou protestant (notez au passage qu’il n’y a pas de place pour une autre religion et que l’athéisme ne fait pas partie de son espace des possibles). En pareille circonstance, on sent bien qu’il faut répondre cattolico, si on ne veut pas voir une main rageuse éteindre la lumière !
Car de la lumière, nous en avions encore besoin pour voir palpiter les couleurs très vives de cette Sainte Conversation, un peu élaguée par rapport à la précédente, dans la mesure où on ne compte plus que quatre saints, disposés symétriquement par rapport à la Vierge et lenfant : à gauche tout d’abord, saint Joseph, qui sappuie sur son bâton, et dont l’extrême humilité se signale à la manche de sa tunique arrachée, puis saint Bernard de Sienne, reconnaissable à son médaillon doré avec le monogramme du Christ, et à droite saint Jean-Baptiste, avec son phylactère, et saint Antoine abbé, représenté avec sa barbe toute blanche, car la légende veut quil ait vécu 106 ans. Au-dessus, quatre putti en raccourci, tout affairés à déployer une tenture verte, ce qui confère à nouveau un caractère très spontané et très improvisé à cette scène, où le protocole n’est pas impeccablement réglé. Mais cette fois, ce n’est plus un saint qui fait le lien avec le fidèle, mais un ange en train d’écrire, situé au premier plan, qui semble tout surpris de la présence du spectateur.
C’est à la même époque, toujours en 1521, que Lotto réalise une troisième et dernière Sainte Conversation, destinée à décorer une des chapelles de l’église Santo Spirito, laquelle est située dans le même quartier. Je dois avouer que cette église est pour moi la plus belle de Bergame, et la plus luxueusement pourvue, avec de splendides retables du Bergognone et de Previtali, dont un Saint Jean Baptiste magnifique.

On peut aussi admirer comme ici une Sainte Conversation d’un anonyme lombard où Lorenzo Lotto a puisé plusieurs motifs qui devaient l’inspirer. Regardez cette tenture verte qui se déploie à nouveau sous l’action de deux anges, elle ne vous rappelle rien? Et ce giovinetto agenouillé devant les marches du piédestal, avec un livre ouvert, une tunique orange, qui se retourne vers le spectateur ? Drôle de coïncidence.

Le retable que Lotto a peint pour la chiesa Santo Spirito a un format identique. Il n’a jamais quitté cette chapelle depuis près d’un demi millénaire et comporte trois éléments de contextualisation. Tout d’abord la colombe qui descend du ciel et qui est une référence au nom de l’église, le saint Esprit. Ensuite la présence de saint Augustin à la droite de la Vierge, puisque la chapelle appartenait à des chanoines augustiniens, et enfin la cohorte d’anges qui virevoltent au-dessus du trône, qui est une allusion évidente au nom du commanditaire, un marchand qui s’appelait Marchetti Angelini. Le tableau comporte, comme toujours chez Lotto, quelques bizarreries, comme les chaussettes vertes de saint Antoine, et des notations assez humoristiques, comme l’agneau qui se débat pour échapper à l’étreinte fougueuse du petit saint Jean-Baptiste.

Pour que ce périple lottesque soit complet, il reste une dernière petite église à visiter, mais elle est située dans la partie haute de la ville. Il sagit de la chiesa San Michele al Pozzo Bianco, une petite église calée entre deux maisons qui a été édifiée au début du VIIe siècle et dont la construction s’est achevée seulement au XVe, avec les fresques de Lorenzo Lotto. On peut d’ailleurs observer plusieurs fragments de fresques anciennes, comme une Eve peu farouche, tentée par le démon, un saint Christophe géant ou encore une Sainte Conversation avec un saint Sébastien sanguinolent très émouvant.
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Pour revenir à notre peintre, celui-ci s’est contenté de décorer ici une des deux chapelles latérales de l’église et d’illustrer dans les lunettes les différents épisodes de la vie de la Vierge, comme la nativité ou la présentation au temple. Au-dessus de la chapelle, il a ajouté une Visitation. Dans l’autre chapelle, on peut voir une Naissance de saint Jean-Baptiste qui lui fait pendant. Elle a été peinte par Guarinoni d’Averara.

On verra plus loin que Bergame compte encore bien d’autres églises et que nous ne sommes pas, sur ce terrain-là, au bout de nos surprises. En attendant, ce qui fait tout l’intérêt de cette ville, je l’ai à peine suggéré, c’est qu’on y mange diablement bien, et qu’il est vraiment rare de tomber sur une mauvaise table. Je n’ai malheureusement pas pu tester les différentes adresses que mes lecteurs mavaient soufflées, notamment le fameux restaurant Vittorio qui semble avoir laissé des traces indélébiles dans la mémoire de Robert. Je me suis contenté, en arrivant à Bergame, de siphonner, comme dit Christian Boltanski, la « petite mémoire » de ma logeuse, qui mavait conseillé, dans la ville haute, La Colombina, près de la maison de Donizetti, ainsi que la petite trattoria Tre torri, sur la piazza Mercato del Fieno, pour la fameuse polenta aux cèpes et au fromages. Dans la ville basse, Pierangela m’avait conseillé de jeter mon sort sur la trattoria de Giuliana di d’Ambrosio, pour son menu au prix imbattable. Tous les habitants de la ville s’y retrouvent le midi, c’est une sorte de Dong Huong à l’échelle bergamesque, sous le rapport du goût et de l’effervescence qui y règne : comptez 9 euros pour un bol de crudités, deux plats typiques (on a opté pour des casoncelli et une assiette de pancetta avec de la polenta), une acqua frizzante et un caffè. Dans un autre genre, on recommandera Il Fornaio, car c’est là que j’ai mangé les meilleures pizzas, qu’il s’agisse de celle au speck, aux cèpes et au parmesan, que je ne suis pas prêt d’oublier, ou de la verdure, aux petites tomates fraîches, à la bufala et à la mâche (on aurait préféré à la rucola).

Cette pizzeria, bondée d’étudiants le midi, est située sur la via Colleoni, à deux pas de la Piazza Vecchia qui, le premier jour de notre arrivée à Bergame, avait été transformée assez magiquement en un immense marché aux fleurs. On se serait cru dans un décor champêtre alors qu’on était au milieu d’un authentique décor d’architecte.

On s’est dit alors qu’il fallait revenir le lendemain pour goûter une autre pizza et, chemin faisant, découvrir une autre piazza. Jugez-en, en effet, par vous même.

En moins de 24 heures, elle avait fait peau neuve. Cette place est un véritable chef-d’œuvre. Le bâtiment en marbre blanc qu’on aperçoit ici est la bibliothèque Angelo Mai, qui conserve plus de 2000 incunables. Face à elle, s’élève le Palazzo della Ragione, dans une pierre jaune identique à celle qu’on trouve à Arezzo. La photo a été prise depuis la petite passerelle qui conduit au Palazzo où est hébergé (provisoirement) une partie de l’Accademia Carrara, fermée jusqu’en 2014 pour cause de travaux.

Malheureusement, il n’est guère possible de voir les fleurons de cette collection (un Botticelli, un Raphaël, un Breughel) car ils ont été déplacés dans d’autres musées pendant la durée des travaux. On doit alors se contenter d’une centaine de pièces, ce qui est déjà pas mal, dans une grande salle toute noire où les chefs-d’oeuvres sont disposés circulairement. Parmi ceux-là, une magnifique Madone de Bellini devant laquelle on titube d’admiration. C’est probablement ce qu’il y a de plus beau à voir à Bergame. On retient son souffle également devant un magnifique portrait dhomme de Lorenzo Lotto et on est heureux de découvrir, toujours du même artiste, et alors qu’on ne s’y attendait pas, un Mariage mystique de Sainte Catherine, même si la partie supérieure du tableau, un paysage, a été découpée et emportée par un soldat français.
On ressort par la même passerelle qu’on a empruntée pour accéder au musée. De l’autre côté de la piazza, le spectacle n’est pas moins total : on se retrouve face à la fameuse chapelle Colleoni, qui est de loin le monument funéraire le plus somptueux de toute la Lombardie. On nest guère étonné d’apprendre que l’architecte qui l’a réalisée est le même que celui qui a conçu la chartreuse de Pavie : peut-être la plus belle chose que j’ai vue en Italie.

Alors que la façade pétarade de formes et de couleurs, lintérieur déçoit un peu, même si on peut y contempler plusieurs fresques de Tiepolo, coincées dans les lunettes supérieures. Parmi elles, une Prédication de saint Jean-Baptiste extrêmement lumineuse. Comme dans le Palazzo della Ragione, les photos ne sont pas autorisées, et il est impossible de déjouer l’attention du cerbère qui veille sur nous.
La chapelle jouxte la basilique Santa Maria Maggiore dont le porche est lui aussi bien gardé, mais par deux superbes lions en marbre rose. Encore un témoignage de la domination de Venise.

À l’intérieur de cette basilique, on va ensuite de surprise en surprise. Tous les styles semblent coexister, mais pas toujours de façon heureuse ou harmonieuse : le roman se signale avec sa structure en croix grecque, et si le gothique reste plutôt confiné dans labside, le style renaissance s’épanouit au contraire dans la sacristie. Malheur au style baroque qui écrase tout, avec sa coupole octogonale et ses cascades dégoulinantes de stuc et d’or.

C’est la même chose en peinture. Toutes les époques sont représentées, avec des fresques anciennes dont certaines, comme l’arbre de saint Bonaventure, datent de 1347, avec des tableaux de l’école vénitienne, comme cette magnifique Cène de Bassano où Judas est vu de dos, en bout de table, en train de serrer nerveusement sa bourse. Le baroque en peinture est bergamesque, avec un Couronnement de la Vierge de Cavagna. 
Ce nest pas tout. La basilique est célèbre aussi pour héberger le tombeau de Donizetti qui est, après Lorenzo Lotto, l’autre gloire du pays. Celui qui est décrit ici comme un trovatore fecondo di sacre et profane melodie, est en effet né et mort à Bergame et repose maintenant dans une sorte de sarcophage exposé à côté d’un somptueux confessionnal en bois que lon doit au sculpteur Andrea Fontoni.

On notera aussi la présence plutôt inhabituelle des tapisseries flamandes, qui scandent la marche du fidèle. Que les passionnés de Lotto se rassurent, ils trouveront encore un motif de satisfaction avec les dessins que l’artiste a réalisés pour les stalles en marqueterie de bois, disposées derrière le maître-autel.
On quitte finalement la basilique par une autre entrée, mais non moins bien gardée, puisqu’il y a toujours deux autres lions qui veillent devant le sanctuaire.

Et l’on revient sur nos pas pour ne pas manquer le Duomo qui se déploie derrière le Palazzo della Ragione, face à la basilique. Deux énormes bâtiments religieux construits à moins de cinq mètres l’un de l’autre, on se dit qu’on est bien en Italie, la banque centrale du catholicisme.

Le Duomo, on le voit, est dans un genre très différent. Il est d’abord plus clair, plus aéré et plus harmonieux que la basilique où l’on étouffait un peu. Le chœur contient des panneaux de Moroni et de Tiepolo (un Martyre de Saint-Jean lévêque). Il est coiffé par un joli dais en bois doré entièrement peint, avec une représentation de Dieu le Père et de la colombe du saint Esprit.

Les chapelles ne sont pas en reste, elles sont bordées par de magnifiques balustrades en marbres polychromes, qui reprennent les couleurs du pavage au sol.

On achève enfin la tournée des églises de Bergame avec la chiesa San Pancrazio, où l’on reste ébloui devant la chapelle de l’Immaculée Conception et par la chiesa di Sant’Agata nel Carmine, où l’on est un peu surpris de voir que des reliques nous sourient.

Finalement, on a tellement marché pendant ces trois jours, tellement piétiné devant les retables des églises, qu’on est heureux de trouver un magasin de chaussures où l’on va enfin pourvoir remplacer ses semelles toutes éculées. Je jette mon dévolu sur une paire de converse vertes.

Moins heureux, en revanche, de devoir supporter le grondement des voitures sur les boulevards de la ville basse ou le long des remparts et d’avoir, en fin de journée, la gorge qui picote à cause de la pollution. Pour cette raison, on renoncera donc le dernier jour à se rendre à Trescore, où l’on avait pourtant prévu dadmirer le cycle de fresques de Lotto, et l’on s’isolera dans le jardin botanique pour lire à l’ombre des grenadiers, avant de rejoindre la Pasticceria Balzer et ingurgiter une dernière fois quelques mignons.

26 commentaires:

  1. Avant de commencer la lecture je sens que je vais me délecter....

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  2. Welcome back GF! Inutile de dire que tout cela donne déjà l'envie de repartir..

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  3. Anonyme24.9.11

    Contente de vous savoir de retour ! Comme ton compte rendu me fait envie dans tous les sens du terme.... J'attends la suite !
    Je vous embrasse bien fort toi et ta moitié
    Valérie

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  4. Que ne m'as-tu emmenée dans tes bagages !! je suis toute émerveillée de votre séjour bergamasque et ravie de revoir les Lotto admirés à Rome in situ ... vous avez bénéficié des restaurations faites pour l'expo romaine qui ont rendu à ces toiles leur fraicheur et leur lustre originels. Quel super article et quel beau séjour !

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  5. J'adddddooooore.....aucun autre blog ne peut rivaliser avec de tels reportages qui, non seulement surpassent les guides mais titillent nos émotions! Grand merci GF et à très vite pour la suite des rêveries.

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  6. Michel de Lyon25.9.11

    Belle lumière dorée de début d’automne, lointains à peine brumeux, belles images, belles frondaisons juste avant leur éparpillement hivernal, belle pizza et douces gâteries. J’espère que, changeant de chaussures, vous avez acheté une paire dans chacune des couleurs de la pizza (ou du drapeau italien). Vous ne nous présentez que les vertes mais vous avez pris aussi les blanches et les rouges c’est certain. Je me demande si, cher G.F. à passer votre temps ‘en’ paradis sur terre, le grand Saint Pierre aura encore quelque chose à vous proposer pour l’éternité, lorsqu’en viendra le temps ; après une telle vie terrestre et une retraite de sybarite en Lozère vous lui poserez un épineux problème de case où vous loger pour que vous ne vous ennuyiez point.
    On vous remercie pour ce beau voyage !

    Michel de Lyon
    P.S. pas de commentaire sur le contenu culturel de votre livraison ; je serais bien surpris de lire des fadaises sous votre plume. Encore merci.

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  7. Tout simplement un beau billet qui donne envie d'aller illico-presto à Bergame ! Merci pour ce beau tour !
    Bonne soirée !

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  8. Je tenais quand même à souligner la nullité du titre qui tranche avec l'excellence des photos et la qualité des commentaires ! :)
    Pour avoir été deux fois à Bergame, je ne peux qu'approuver ce compte-rendu fidèle même si je reconnais n'avoir que très peu exploré la ville basse (hormis les fameuses églises dont tu parles évidemment) qui semble pourtant t'avoir émoustillé !
    A noter que j'ai descendu une fois de la ville haute à la ville basse par la route et ce fut un tel cauchemar au niveau sonore et olfactif que toutes les fois suivantes, j'ai utilisé le bus ou le funiculaire.
    Enfin, pour conclure, je suis déçu que tu n'aies pas réussi à glisser dans cet article que Bergame était un peu le Laon lombard...^^

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  9. Ah non, Anthouane, moi je ne trouve pas le titre nul : Bergame sans faux semblants, Bergame douce et sucrée naturellement, Bergame une ville qu'il faut savoir découvrir et apprécier sans a priori, et aussi la gourmandise légendaire de GF, bref cet aspartame me convient parfaitement du fait de son double, voire triple sens. Car cela peut s'appliquer à Lotto aussi : avec son âpreté à l'art, son entêtement à être lui-même, au-delà des modes et des commanditaires, son intense conviction dans la recherche picuturale, il est également sans aspartame ...

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  10. Bergame rime aussi avec scintigramme et myopotame, saurez-vous aussi trouver des sens cachés derrière ces mots ? :)

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  11. Martine : Toujours dans les préliminaires?
    JS : Merci. Moi je repars bientôt!
    Valérie : Merci pour ton message. La suite sera consacrée à Brescia, qui pourrait bien devenir ma ville préférée italienne.
    Michelaise : Je ne savais pas que le Lotto de l'oratoire San Bernardino avait été restauré pour l'expo que tu as vue à Rome. Je me souvenais évidemment de tes deux posts lottesques, j'ai même relu et repris quelques-unes de tes informations, notamment au sujet de la manche de l'humble charpentier, mais je comprends mieux, au vu de ce que tu me dis, pourquoi les couleurs sont maintenant si rutilantes, à la différence de la pala de San Bartolomeo... Et merci de rendre hommage et de défendre envers et contre tous mes calembours, tu en as parfaitement saisi le sens...
    Michel de Lyon : Je suis ravi mon cher de vous retrouver, j'avais peur que vous m'en vouliez de n'avoir pas fait toute la place qu'il fallait aux femmes irlandaises, mais vous l'avez vu, avec 20000 signes, j'ai fait un bide total. Qu'aurai-je atteint avec 30000?
    Non, pour revenir à des considérations chromatiques, j'ai été très raisonnable, car des Converse blanche j'en avais déjà, et des rouges, ça fait longtemps que je n'en trouve plus. Je me suis contenté de celles que j'ai trouvées, même si les grenat me faisaient très envie, et du vert blanc rouge de la pizza. Il est vrai que le paradis semble peu de choses à côté des douceurs de Bergame, mais je vous promets un billet plus enlevé, plus enthousiaste avec Brescia!!! Il faut juste que je m'y attelle, mais c'est difficile, on est dans l'ordre de l'ineffable! Vous vous souvenez sans doute du mot de Wittgenstein? Ce dont on ne peut parler, il faut le taire!
    Enitram : Merci Martine pour ton passage par ici.
    Antoine : Le passage de la ville haute à la ville basse est en effet cauchemardesque, sauf si tu empruntes la via Pignolo et rejoins la Porta Augostino ou si tu chemines par le quartier résidentiel proches de la Porta Jacopo. Après, comme toi, j'ai goûté au petit gâteau jaune typique de Bergame et je me suis faufilé le long des remparts de la Rocca. Quant à la comparaison avec Laon, elle est motivée, à ceci près qu'à Laon, tu le sais, je préfère la citta alta à la citta bassa... Et puisque tu ne goûtes pas beaucoup mes rimes en -ame, eh bien ne te gêne pas, propose-moi une rime en -chia, j'ai un billet à pondre sur Brescia et je ne ferai rien avant de m'en remettre à ton sens poétique très sûr!!!

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  12. Michel de Lyon28.9.11

    Cher G.F.
    En ce qui me concerne, vous faites deux erreurs d’interprétation ! J’avais conscience de la difficulté pour vous d’une vérification rapide et en profondeur sur le statut des femmes irlandaises au moyen-âge. C’était donc inutilisable sur le strict plan scientifique (mais je pense les informations pertinentes après avoir greuillé un peu plus sur d’autres sources). D’autre part votre sujet n’était pas comme vous l’aviez annoncé ‘les femmes au moyen-âge’ mais ‘l’Église et la guerre des sexes au moyen-âge’ ce qui me semble un tout autre sujet (quoi que : Ste. Brigitte Archevêque se confirmerait… femme et église). Je n’ai donc pas de raison de vous en vouloir.
    Autre erreur d’interprétation de votre part : ce n’est pas parce que vous n’avez que trois commentaires à ce jour pour l’article en question que c’est un bide. Je suis sûr que beaucoup, comme moi l’ont lu entièrement (et deux fois en ce qui me concerne) mais que voulez-vous qu’on vous en dise. Vous apportez des faits, des idées, des comportements, un état d’esprit, sur un sujet que seuls les spécialistes ou les gens très curieux connaissent. Il me serait bien difficile de vous dire autre-chose que « excellent article bien documenté » ce que tout le monde est capable de vous écrire et qui n’apporte rien à notre partage. Et vous savez bien que les Converse ne se cirent pas… !!!
    Belle journée et bon courage.

    Michel de Lyon

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  13. Michel de Lyon28.9.11

    Pour Anthouane :

    Est-ce que par hasard le scintigramme serait une bonne façon de constater que le myopotame a bien travaillé avec ce dont la nature l’a doté (castor n’est-ce pas), comme la scintigraphie permettrait de constater que l’escort-boy a bien rempli son élégant office auprès de la Dame qui en a payé la prestation après l’avoir choisi sur des critères connus d’elle seule ? Mais point besoin d’aller à Bergame pour ce genre d’examen ou de prestation… Votre belle Capitale offre tout le nécessaire et même le superflu dans ces domaines !

    Michel de Lyon

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  14. Anonyme28.9.11

    Michel a grandement raison, cher GF! Comme lui j'ai été très captivée par votre post sur les femmes et l'église au Moyen Age, mais à part "quel beau boulot" je ne vois pas qu'en dire...et donc je ne dis rien, mais n'en pense pas moins (que du bien, et de l'admiration).
    Idem pour Bergame, et toutes les ritales et idéales escales précédentes, que je ne connais pas encore en vrai: tableaux sublimes et pizzas rutilantes, tout est si beau que je reste coite.
    A quand le prochain billet musical et baroque?
    Bel automne à vous, et à très bientôt.
    Agnès

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  15. Anonyme28.9.11

    Je savoure "silencieusement" vos précieux billets.
    Même si vous titillez délicieusement tous nos sens à chaque fois.
    En fait, je crois qu'on pourrait vous lire ou papoter avec vous des heures et des heures sans jamais se lasser.
    M.17

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  16. Ah! ben voilà, chères lectrices, qui me redonne du baume au coeur, car je dois confesser que j'avais envie de jeter l'éponge après mon post sur les femmes au Moyen Age que je ne savais pas tant lu! Mais comme je le disais, j'ai encore quelques petites choses à partager, à savoir Brescia qui fut pour moi un véritable éblouissement! Pour répondre à votre question chère Agnès, le prochain billet musical sera consacré à Haendel, j'attends en fait la prochaine sortie d'Agrippina (le mois prochain) pour mettre à jour mon handelothèque : depuis mon dernier billet, qui date de 18 mois, j'ai acheté beaucoup d'opéras et d'oratorios nouveaux de Haendel au sujet desquels je voudrai éclairer un peu mes lecteurs. Sinon, le prochain concert baroque sera La Didone de Cavalli à la fin du mois d'octobre à Luxembourg. Juste avant le Castrat diva avec Cencic où, si j'ai bien suivi, vous serez vous aussi présente?
    Chère M.17 : merci à vous aussi pour vos encouragements, et si un jour vous me recroisez rue des petits champs, comme l'an dernier, n'hésitez pas à m'arrêter dans mon élan pour qu'on papote ensemble. A très bientôt...

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  17. Quant aux dames du temps jadis, j'ai imprimé l'article pour le lire tranquillement...
    Agrippina, La Didone et le Castrat diva avec Cencic, excuse-moi du peu... Alléchant programme ! On te suit, bien sûr !

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  18. Mais Anthouane pourquoi devrais-je trouver le sens caché derrière scintigramme et myopotame, puisque GF a choisi aspartame... je me suis demandé pourquoi il avait fait ce jeu de mot et ai proposé ma petite interprétation... je ne vais pas faire tout le dictionnaire des rimes, cela ne rimerait pas à grand chose !!
    Oh là là GF bien sûr qu'on l'a lu ton billet sur les femmes au Moyen AGe. Sais-tu d'ailleurs que c'est ce genre de billet qui laisse le plus souvent les blogueurs perplexes sur l'utilité de leurs écrits : comme dit Michel, on n'a rien a rajouter, sauf à faire pédant ou à passer la rhubarbe, donc on ne commente pas. Tu vois le genre "c'était bien ton truc, merci pour toutes ces informations"... Mais ensuite, ce sont les billets les plus consultés, sur le long temre : regarde tes statistiques : chaque fois que quelqu'un cherche sur ce sujet, il y a une visite... On a ainsi des billets sans aucun commentaire qui, pendant des mois, voire des années, reçoivent deux ou trois visites par jour. Petit apport à la mutualisation des connaissances. C'est le plus important dans les blogs, même si ça ne fait pas de vague ! Surtout quand on a à coeur de traiter des billets de façon sérieuse, documentée, et approfondie, comme tu fais.

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  19. Ps c'est beaucoup plus facile de se "battre" (avec le sourire ;-) sur ton aspartam, de s'extasier sur la couleur de converses, d'admirer ton coucher de soleil ou de saliver devant tes "mignons"... cela se fait avec naturel, un peu comme dans "un dîner enville" (oups, je me marre, tu sais combien je fréquente les pinces-fesses et autres diners en ville !!!, m'enfin tu vois ce que je veux dire). Tandis qu'avec ton article sur les femmes au MA on était un peu comme à une conférence : tous très sages, très attentifs, et à la fin "y a-t-il des questions", silence de mort !! Allez GF on est là, et vivent les betteraves sucrières (pardon de faire de la provoc...)

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  20. Michel de Lyon30.9.11

    … « …paraître pédant ou à passer la rhubarbe… » Voilà qui va me permettre de mourir (peut-être !!! ) ce soir en étant un peu moins bête. Michelaise a de ces expressions à côté de laquelle mon cirage de Converse état une démarque fort banale du ‘cirage de pompes’. J’en ai presque honte. J’avoue que je la ressortirai en citant son auteure parce que j’ai quelques amis qui adorent la rhubarbe et avec lesquels nous nous mettons l’eau à la bouche lorsque c’est la saison. Pensons à la simple compote, voire même à la confiture, ou bien à la compote fraiche de rhubarbe mélangée de mara des bois ou bien (mais plus long à faire puisqu’il faut faire dégorger la rhubarbe de son eau la veille –quel merveilleux jus frais ensuite- on ne jette rien) la tarte fine à la rhubarbe et aux oreillons d’abricots (frais bien sûr). Bref une belle fin de journée pour moi avec une expression tellement plus élégante que ‘cirer les godasses’… Merci à vous Michelaise.

    Michel de Lyon

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  21. A tout seigneur tout honneur, c'est un de mes lecteurs, un certain Roberto, avignonais sans blog mais à la réactivité réjouissante, qui l'a créée : pour parler, vous l'avez compris Michel, de ces blogs où l'on se dit "salut, c'est super ton article" pour recevoir "salut c'est super ton article". Tarte, compote, voire même confiture, c'est vrai que c'est hyper bon ! Vous me semblez bien gourmand cher ami, ce qui est une condition sine qua non pour apprécier le blog de GF !! enfin bref, pour en revenir à l'auteur du blog, il doit être bien marri de voir que son billet "léger" (light l'aspartam) suscite tant de commentaires. J'avoue en avoir fait l'expérience, parfois on se "donne" à fond dans un sujet et c'est (l'apparence) d'un bide... mais comme je disais précédemment, je viens par curiosit éd'aller voir les visites sur une suite d'articles consacrés aux femmes en peinture et qui n'avaient pas fait "fortune", le nombre de visite a sérieusement augmenté et dépasse les billets récents qui accrochent ! Et puis, on le sait, ce qui "marche" c'est la cuisine, les jardins et les coups de gueule !! on peut pas toujours râler. Avec ce beau soleil pas question, faut profiter de cet automne débutant qui se donne des airs d'été, pas vrai ???
    Merci Michel de votre commentaire amical !

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  22. Michel de Lyon30.9.11

    …< Et puis, on le sait, ce qui "marche" c'est la cuisine, les jardins et les coups de gueule !! >

    Rooohhhh Michelaise ! Vous oubliez Haendel et l’Italie ! Voulez-vous vraiment fâcher notre G.F. ? Il va bouder tout le week-end et nous faire trainer son Brescia… Il me semble même qu’il avait parlé, il y a fort longtemps il est vrai, de Modène et d’une dégustation de vinaigre balsamique ! Il a dû oublier ! Mais les gourmands savent attendre leur heure. Elle vient toujours. Comme les saisons. Et il faut, bien sûr, être gourmand pour apprécier ‘Italian do it better’ ! C’est bien connu.
    Bon week-end

    Michel de Lyon

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  23. Ah! Michel et Michelaise, comme vous m'amusez et comme j'ai de la chance de vous avoir tous les deux comme lecteurs - et même mieux : comme commentateurs. Donc, c'est entendu comme cela, je ne me mettrai plus martel en tête si je ne récolte pas de commentaires, j'en déduirai que mes lecteurs sont dans la contemplation muette. Mieux vaut peut-être attaquer le mal à la racine et cesser donc de pontifier? Je vais donc de ce pas me consacrer au jardinage et à la cuisine, puisque c'est payant en terme de commentaires, hein! Pour les statistiques de fréquentation, je ne suis pas inquiet, elles sont flatteuses - et d'ailleurs je ne suis pas à la course à l'audimat, je cherche juste à dire des choses qui me tiennent à coeur - et mon post sur les femmes au Moyen Age relevait plutôt du coup de gueule que de la dissertation philosophique. J'avais publié un post dans le même esprit en août 2009, mais sur la place des femmes au 17e siècle. Cela dit, vous admettrez que lorsqu'on lance des coups de gueule, on aime bien savoir ce que les autres en pensent, plutôt qu'entendre le son de la pierre qui fait plouf au fond du puits! Voilà pourquoi j'étais d'humeur un peu bougonne ces derniers temps, mais depuis vous m'avez bien chèrement payé et je nage désormais dans le bonheur, sous l'ivresse de vos commentaires!!! Je voudrais quand même dire à Michel qu'il n'a pas à rougir de son expression et que j'ai éclaté de rire en lisant que les Converse ne se ciraient pas!!! Je ne connaissais pas non plus l'expression "passer la rhubarbe" et j'ai aimé l'explication de texte de Michelaise. Maintenant, j'aimerais dire aux deux que je ne fais pas traîner Brescia par mesure de rétorsion, bien au contraire, je me suis déjà attelé à la rédaction de ce post, mais l'écriture en a été interrompue par un week-end de gavade dans l'Indre, par des séances de cinéma, des dîners en villes et - il faut bien l'avouer aussi - des longues journées de travail. Je tâche donc de m'y remettre ce week-end, et comme vous le savez, le week-end vient de commencer ce soir, c'est donc l'heure pour moi de vous quitter et de me mettre au boulot. Mais prenez patience mes chers parce que ce message sera peut-être plus long encore que celui sur sur les femmes au Moyen Age! Mais au moins il y sera question de cuisine et de jardin!!!

    PS : C'est vous Michel qui aviez évoqué Modène et le vinaigre balsamique dans le commentaire sur Bologne du 17 mai. Moi, je m'étais simplement contenté de souffler à Antoine l'idée que je pouvais, après Ravenne et Ferrare, lui servir de guide pour Parme et Modène... En attendant, c'est à Lucques que je vais endosser dans 15 jours l'habit du guide, mais pas le parapluie!!! Bon week-end à tous les deux!

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  24. Une journée dans la ville haute et un train à reprendre...la ville basse sera pour une prochaine fois.
    Brescia nous a enchanté il y a quelques années, j'attends ton billet avec impatience.

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  25. cricri4.10.11

    Un reportage magnifico!
    et comme d hab delle bellissime foto!
    tanti complimenti da una sempre meno italiana :)

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  26. quel plaisir de lire cet article!
    Je replonge avec délices dans les souvenirs d'un séjour à Bergame, et même, je le complète puisque fêtes de Pâques obligent, je n'avais pu visiter toutes ces églises, merci pour cette superbe promenade!

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