samedi 4 juin 2011

Génial Genin


Au début de La Messe de l’athée, Balzac s’intéresse aux interprètes dont le génie est, comme il dit, « transitoire ». L’auteur de La Comédie humaine pense alors à cette catégorie d’artistes, chanteurs et comédiens, qui sont « les héros d’un moment », c’est-à-dire qui portent leur art en eux et qui, à leur mort, l’emportent avec eux, sans avoir la possibilité de le léguer à la postérité. C’est en introduisant la figure sublime du médecin Horace Bianchon que Balzac se demande si on ne peut pas considérer également les chirurgiens comme des virtuoses de l’art puisqu’ils sont capables d’accomplir des prodiges dignes de l’admiration publique. Mais à la différence des écrivains ou des peintres, des sculpteurs ou des architectes, dont le talent est pleinement objectivé dans une œuvre qui entend leur survivre, grâce notamment aux bibliothèques et aux musées qui s’ingénient à les préserver des outrages du temps, celui des chirurgiens « n’est plus appréciable une fois qu’ils ont disparu ». Qui, deux ou trois siècles plus tard, peut encore juger des miracles d’un Dupuytren, se délecter du chant de la Malibran ou apprécier le jeu d’un comédien comme Lekain ?

J’aurais tendance à penser que la gamme des « génies sans héritiers » pourrait encore être élargie à d’autres catégories professionnelles : aux cuisiniers, aux charcutiers, aux pâtissiers, dont la gloire, comme aurait dit encore Balzac, « n’existe que de leur vivant ». Arrêtons-nous à ces derniers, et à Jacques Genin en particulier, qui est probablement le plus étonnant, le plus exigeant, le plus inouï, et en même temps le plus discret des pâtissiers parisiens.

Discret, il l’est à coup sûr car l’homme ne quitte pas son laboratoire et ne va pas, comme tant d’autres chefs, se pavaner sur les plateaux de télévision, pour parler de tout et de n’importe quoi. Sa chocolaterie, qui est finalement à son image, est située dans un quartier assez éloigné des flux touristiques et ne comporte pas d’enseigne tonitruante. Je me souviens d’ailleurs que la première fois que j’avais arpenté la rue de Turenne, à la recherche de cette chocolaterie, je n’avais même pas été fichu de la repérer, j’avais confondu ses murs tout blancs avec la boutique d’un opticien au luxe intimidant. J’avais tenté une deuxième approche un lundi, en ignorant que ce jour-là était celui de la fermeture. La troisième fois devait donc être la bonne. 

Je m’en souviens encore, c’était un dimanche de mars, et après avoir vu un passable Idomeneo, je m’étais rendu chez Jacques Genin, avec la plus impérieuse envie de me consoler. Il se faisait tard, et il ne restait plus qu’un Paris-Brest, un opéra et une tarte au caramel derrière la vitrine. J’avais pourtant lu quelque part que la maison réalisait des mille-feuilles, et je m’étais risqué à demander s’il en restait, sait-on jamais, quelques-uns. La surprise était venue de la patronne qui m’avait tenu à peu près ce langage : « Oui, je peux vous proposer un mille-feuilles… à la vanille ou aux framboises ; mais nous les dressons uniquement sur commande, car on considère qu’un mille-feuilles préparé à l’avance, ce n’est vraiment pas bon. » 

Sur le moment, j’avais été sonné. Je savais bien que, dans les grandes maisons, on jetait les mille-feuilles au bout de quatre heures pour éviter le détrempage de la pâte feuilletée, mais je ne me serais jamais attendu à une telle franchise, à un tel sérieux. Dites-vous bien une chose, si jamais il vous prend l’envie de franchir le seuil de cette boutique : vous ne verrez jamais un seul mille-feuilles s’ennuyer derrière une vitrine. Le mille-feuille de Jacques Genin, avant d’être la créature exquise du créateur, n’est d’abord qu’un simple être de papier, qui ne jouit d’aucune existence réelle. Il est doté, comme dirait Leibniz, d’une simple prétention à exister et, c’est vous qui, armé de votre volonté, appelez à l’existence tel ou tel mille-feuilles.

Voilà pour la théorie. Passons maintenant à la pratique.

Comme une divinité d’opéra, c’est Jacques Genin en personne qui était alors descendu de son fantastique escalier en colimaçon pour m’apporter mon mille-feuilles – j’avais choisi ce jour-là un mille-feuilles à la vanille. Que vous dire, sinon que j’ai eu l’impression d’entrer dans la quatrième dimension, de pénétrer dans un monde nouveau, où les formes du langage humain sont tout à fait inopérantes pour rendre compte des sensations inouïes et sans équivalent que charriait ce mille-feuilles. Car ce n’était pas une pâte feuilletée comme tant d’autres, mais la pâte feuilletée en elle-même. Et de même pour la crème pâtissière à la vanille, j’avais l’impression de découvrir une vanille unique et quintessenciée.

Tous les autres mille-feuilles pouvaient donc aller se rhabiller. Que ce soient ceux aux noisettes et au praliné de Ladurée ; au thé mâcha d’Aoki, au mascarpone ou encore au praliné de Pierre Hermé, sans parler du mille-feuilles de La Petite Rose : aucun n’atteignait de tels sommets. Il n’y a que Jacques Genin, en effet, qui maîtrise à ce point la dialectique entre le dur et le mou, le sec et l’humide, le croquant et le fondant, le cassant et le lisse, le feuilleté et le crémeux, et qui réalise la force des contrastes, la réunion des contraires, la coïncidence des opposés. 

Alors, si l’on veut retrouver à nouveau ces sensations incroyables, il suffit de reprendre son bâton de pèlerin et de retourner rue de Turenne pour découvrir les autres variétés de mille-feuilles, comme le mille-feuilles au chocolat. N’oublions pas en effet que Jacques Genin est un fondeur en chocolat et qu’avant d’avoir ouvert sa chocolaterie, il a roulé sa bosse pendant plusieurs années à La Maison du Chocolat. 

Il y a aussi le mille-feuilles à la framboise et à la vanille. Armé de sa plus belle poche à douille, notre maître y dépose astucieusement sur la première couche neuf grosses perles d’une délicieuse crème pâtissière à la vanille. Comme toujours, je ne me lasse pas de contempler les grains de vanille délicatement parsemées qui sont d’une infinie poésie, tandis que sur la seconde couche, prend place un lit de confiture de framboises sauvages, dont la saveur éclate si fort en bouche. Enfin, la dernière couche est saupoudrée de sucre glace et, en guise de cerise sur le gâteau, on y trouve une framboise fourrée au coulis de fruits rouges. Le feuilletage est bien sûr comme toujours d’une fraîcheur à toute épreuve, avec un délicieux petit goût de beurre.

Il y en a pour tous les goûts : aux marrons glacés, au caramel et au praliné. Celui-là est réalisé avec la même crème au praliné qui sert de garniture au démentiel Paris-Brest, que je vous recommande également. Il y aurait d’ailleurs tout un chapitre à écrire sur ce Paris-Brest qui est mon gâteau préféré. Que les amateurs de pâte à chou ne reculent pas devant cet abyme…

Chrétiens, si vous vous demandez ce que peut-être le paradis perdu ; athées, si vous cherchez une bonne raison d’être damnés ; nihilistes, si vous ne croyez plus à rien, foncez donc chez Jacques Genin, vous ne serez pas du tout déçus du voyage !

22 commentaires:

AnnaLivia a dit…

Merci pour le dessert GF! J'en bave devant mon écran à 6000 bornes de Paris...
Vivement juillet...
Dis-moi qu'il ne sera pas fermé!!
Bon WE,
à bientôt

Les Idées Heureuses a dit…

Je n'ai pas eu encore l'occasion d'y aller cette fois-ci...
Attente, généreuse attente, ce ne saurait tarder...
Un de ces jours, lors d'un prochain voyage, quand ce sera la saison de la châtaigne!!!!
Doux Week-end GF.
Martine de Sclos

Anonyme a dit…

J'ai découvert le divin Génin grâce à vous. Je suis addict.
Quelques minutes à pied de chez moi ce qui ne gâche rien.
Quelle délicate découverte ! Merci
M.17

Danielle a dit…

Que de fois j'ai pris mon bâton de pèlerine pour aller chez le divin Genin !

Jamais déçue du voyage, mais voilà, permission une fois par semaine dans les bonnes semaines, sinon déflagration sur la balance... Addiction interdite, danger :-))

Je te fais des grosses bises du matin gourmand.

Anonyme a dit…

Ahhhh G.F.

Il va falloir que vous nous fassiez un cours sur la philosophie/physiologie du gourmand. Vous expliquez fort bien que ces choses quasi divines sont des œuvres d’art sorties des mains d’artistes de l’éphémère et disparaissant avec eux. Je vous crois volontiers en voyant tout ça.
Mais alors expliquez-moi comment vous avez le courage de lever la petite cuillère et de l’enfoncer, même délicatement, dans l’onctuosité des crèmes qui vont en briller de plaisir tout autant que de briser ces pâtes feuilletées et de les laisser s’éparpiller en paillettes dorées sur l’assiette blanche. Je ne vous comprends plus. Vous devriez rester en admiration esthétique devant ces couleurs, ces odeurs, ces textures et ne pas pouvoir vous décider. Ou alors… vous avez un angle d’attaque, un coin préféré pour entamer, une façon douce de glisser la petite cuillère dans l’onctuosité ou dans la friabilité de la pâte dorée. Avouez et dites nous tout puisque vous avez la chance de pouvoir fréquenter cet artiste. On habiterait bien Paris, rien que pour cette adresse. Mais comme disaient les vieux Lyonnais : «tout le monde peuvent (sic) pas être de Lyon ; il en faut bien d’un peu partout ». Dommage que tout le monde ne puisse pas être de Paris. Excellent article pour un week-end !

On vous en remercie et on vous souhaite une bonne journée.

Michel de Lyon

P.S. : au fait, avez-vous eu une tempête ou une bourrasque de vent sur la région parisienne qui ait fait envoler votre « toi, toi, mon toit ». Certains ont pu voir un peu et d’autres non ? Feriez-vous une étude statistique de fréquentation en fonction des horaires ?

Anonyme a dit…

Du grand grand GF !
Génial Genin et génial GF !
J'espére cette nuit rêver d'un mille-feuilles, celui que la nuit me donnera -le parfum m'importe peu ils me font TOUS envie - en attendant que mes pas me portent rue de Turenne !
Je prends patience en dégustant divins caramels et divins chocolats ... du divin Genin bien sûr !
Sophie (des Grigris)

Laurent a dit…

Je ne connais Génin que parce que tu as déjà évoqué leurs mille-feuilles. Mes papilles ne connaissent toujours pas. En tout cas, merci pour ce billet appétissant !

J'aime l'expression "jamais vous ne verrez un seul mille-feuille s'ennuyer derrière une vitrine" <3

Laurent a dit…

Bon, faut que j'y goûte !

Robert M a dit…

Bel hommage à la pâtisserie art oh combien éphémère. Il est vrai que peu de mangeurs de macarons pensent au pâtissier de Catherine de Médicis ou à Stanislas Leszczynski en dégustant un savarin. Qui a crée le millefeuilles...
Nous avions dans mes années de jeunesse, donc il y a longtemps, un excellent pâtissier, il y avait foule le dimanche matin devant sa boutique ses millefeuilles étaient somptueux, il y avait aussi les Roxanes, les moulins à vent, l'ananas chantilly....
Un voyage à Paris est prévu à la fin du mois il faudra inclure un passage rue de Turenne !

Robert M a dit…

Petit passage sur Wikipedia le millefeuille sans s ! a été crée par La Varenne vers 1651 et perfectionné (en quoi?) par Carême.
Si un jour vous vous lancez dans la confection d'un feuilletage il faut suivre la recette de Guillot grand artiste aussi père de la cuisine allégée moderne.... qui le connait encore !

laurence a dit…

Vous me faites penser à Mercure...

Anonyme a dit…

J'avoue GF que, faute d'avoir pensé à chercher le chemin de ce hâvre, de cet Eden dont tu parles si bien, je me délecte rien qu'à la lecture de ton billet. La vanille "quintessenciée" me fait frétiller de joie et les photos croquantes sont craquantes. Bref, l'idéologie mille-feuilles me remplit d'un bonheur virtuel, certes, mais réel !
Michelaise

js a dit…

Quelle merveille! Digne de la pâte des sultanes. Esperons qu'il ne finisse pas comme César Birotteau....

Evelyne a dit…

Avons nous le temps de rentrer chez nous pour le déguster ou faut-il se poser sur un banc de la rue de Turenne ?.
Mieux vaut prévoir les couverts ...parce qu'il ne semble pas commode ce mille-feuille.
Bonne soirée, cher ami.
Mon nouveau blog
http://cequemesouffleleciel.blogspot.com

Anonyme a dit…

adorable billet,qui rend merveilleusement justice à cet incomparable millefeuilles ,que grâce à toi j'ai pu effeuiller avec les doigts en sortant de chez Genin . (mais on m'avait autorisé 2h de délai pour la dégustation .)Heureusement en effet ,genin n'est pas mon voisin ,sinon...(ah!terrible balance).Mais on peut très bien déjeuner ou dîner avec ce petit chef d'oeuvre .Avec les doigts ,c'est assez voluptueux . SIBYLLE .

Georg-Friedrich a dit…

AnnaLivia : Je te rassure, Genin sera ouvert tout juillet. Tu vas pouvoir continuer à baver à loisir devant ton écran!!!
Martine : Ah le mille-feuilles à la châtaigne!!! Quelque chose d'hénaurme!!!
Robert : Ben pourquoi avez-vous supprimé votre message?
M.17 : Ravi de vous avoir présenté un si délicat voisin! Je n'ai pas cette chance! Moi je dois prendre le métro pour aller chez Genin!
Danielle : Ah! Il est donc loin le temps où vous disiez pis que pendre sur le design de la boutique...
Michel de Lyon : Petit cours de rattrapage, pour vous. Il est inconcevable de manger un mille-feuilles avec une cuillère. Mister Genin le sert avec un couteau bien aiguisé et une fourchette. A partir de là, tout devient plus facile. Il y a ensuite plusieurs écoles pour s'attaquer à pareil monument! Il y en qui s'y essaient couche par couche (ce n'est pas ma philosophie), d'autres qui plantent carrément leurs dents dedans (ce qu'il m'arrive de faire sur un banc). Pour ma part, assis à une table, je coupe mon 1000 feuilles en 4 parts égales, et j'engloutis ces blocs un à un. Et cela marche très bien ainsi!!! Vous avez une autre méthode? (Pour les photos du toit, c'est un accident, il s'agissait d'un article en mode brouillon qui est passé à l'état publié alors qu'il aurait dû rester dans les limbes...)
Sophie : Ravi de savoir que les caramels et les chocolats te plaisent. La prochaine fois je t'apporte les pâtes de fruit. Tu verras, c'est divinissime!
Laurent : Ah! oui, faut que tu goûtes! La prochaine fois au lieu d'aller chez Dong, on va chez Genin!!! OK?
Robert : Ah!ben vous revoilà! Je dois avouer que je ne savais pas qui avait créé le mille-feuilles, jamais entendu parler de La Varenne ou de Carême. Et je ne connais pas non plus les Roxanes, les moulins à vent, les ananas chantilly et autres douceurs qu'on trouve sous vos latitudes. Je pense que nous allons faire un beau chassé-croisé tous les deux à la fin du mois et que pendant que vous viendrez tester les délices du maître parisien, je serai de mon côté à l'affût de toutes ces merveilles périgourdines que vous évoquez.
Laurence : A Mercure? Mais il n'y a pas d'ailes sur mes Converse...
Michelaise : Patience, comme Robert, ton heure viendra aussi...
JS : Espérons, espérons! Mais je crains parfois pour lui car je me dis qu'il a certainement fallu s'endetter pour acheter un local de 500 mètres carrés dans Paris... De là à ce qu'un Du Tillet surgisse, il n'y a qu'un pas...
Evelyne : On peut en effet y planter ses dents assis sur un banc. Mais dans ce cas, je te déconseille le mille-feuilles au chocolat, car la crème est moins ferme qu'un crème pâtissière traditionnelle ou une crème au praliné, et je te déconseille également à la framboise, car il s'agit d'une confiture qui peut dégouliner de partout... En revanche, j'ai longtemps mangé mes mille-feuilles dans le petit square en face du Carreau du Temple... Et Sybille m'apprend dans son commentaire suivant que Genin accorde deux heures de délai pour la dégustation? Voilà qui devrait te mettre sur la voie...
Sybille : Merci pour ton commentaire et pour ces précieuses informations concernant le délai de dégustation. Avec les doigts, oui!!! Et ne surtout pas prévoir de rince-doigts, ce serait une hérésie!!!

Anonyme a dit…

Ahhh, tout de même !

J’avais peur de sortir de ma canfouine et de sentir ma province ! Vous levez un poids. Oui, avec les doigts : comme je vous comprends ! Sybille avait déjà donné une orientation mais je n’osais pas avouer que ce genre de chose… c’est avec les doigts que cela se traite (sauf évidemment devant une assiette dressée) et surtout, ne laisser échapper aucune miette ni aucune trace sur les doigts… au cas où. Il est des chefs-d’œuvre, comme lorsque vous parliez du Getty Museum, qui demandent la pulpe du doigt pour en apprécier toutes les subtilités. Point besoin de rattrapage pour moi donc… je suis déjà un jouisseur presque parisien.

Grand merci à vous et bonne journée.

Michel de Lyon

Robert M a dit…

Le voyage à Paris est remis à début juillet, je suis heureux de lire que Génin sera ouvert reste à trouver le temps le séjour étant très court, peut-être trouver un hôtel dans le coin ! je cherche !
Bienvenue en Périgord mais c'est cet été qu'il faut venir, nous avons des choses sympathiques aux programmes des festivals du Périgord noir et de musique en Bergerac. Sivous passez par cette ville un petit tour s'impose à la pâtisserie François... et il y a des bancs sur la place devant l'église.

AnnaLivia a dit…

Me revoilà... ça ne devrait pas être permis de faire d'aussi gros plans de ces mille-feuilles!!!
Merci pour la bonne nouvelle pour juillet, me voilà soulagée,
Bon WE!

Anonyme a dit…

Italienne à Paris, j'ai découvert un lieu extraordinaire... alors Grazie, grazie, grazie... un lieu chargée d'une importance sentimentale pour moi...
:)

js a dit…

Cher Gf,
Si vous revenez un jour à Pau (ce que j'espère),faites un détour en sortant du musée chez le patissier Saint-André. Je viens de manger l'un de ses mille-feuilles qui m'a aussitôt fait penser à vous. Je ne sais pas si en tant que mille-feuilles de la vie de province, il peut rivaliser avec son cousin parisien et géninesque mais il n'est en aucun cas un parent pauvre!

Georg-Friedrich a dit…

Cher JS,
J'avais été un peu frustré lors de mon dernier passage à Pau, puisque je n'avais goûté qu'aux fameuses coucougnettes (vous me pardonnerez facilement ce péché), alors vous pensez bien que si vous me parlez de mille-feuilles, je vais m'empresser d'honorer cette adresse. Et contrairement à notre cher (et saint) Honoré, je ne fais pas de hiérarchie entre Paris et la province, tant il m'est arrivé de goûter des choses sublimes à plusieurs centaines de kilomètres de la capitale. J'ai donc toute confiance en votre Saint-André!