dimanche 19 décembre 2010

À Pleyel, Cecilia Bartoli prouve qu’elle est (comme Haendel) sans rivale

Pourquoi diable faut-il que les éléments se déchaînent chaque fois que Cecilia Bartoli se produit à Paris ? On se souvient que, pour Giulio Cesare en février dernier, la neige était tombée en abondance et que nous avions failli arriver en retard à notre concert. Cette fois, ce ne sont plus nous, mais bien eux, les musiciens, qui ont été victimes de la vague neigeuse qui s’est répandue sur toute l’Europe. Que je vous raconte un peu...

C’est vrai que pour un concert Haendel, il y avait relativement peu de chaises et peu de partitions sur l’immense scène de la salle Pleyel. Peut-être sept ou huit. Je n’étais pas inquiet outre mesure jusqu’à ce que je voie Laurent Bayle, le directeur de la salle Pleyel, s’engager sur la scène avec un micro. La mine était grave… Qu’allait-il donc nous annoncer de terrible ? Je dois avouer qu’à ce moment-là, je me cramponnais à mon fauteuil, un peu comme Claude Frollo, suspendu au-dessus de l’abîme. D’habitude, il y a toujours un préposé aux basses œuvres, et ce n’est jamais le directeur qui s’y colle. S’il était là, c’est que les choses devaient être sérieuses. Et de fait, elles le furent. Nous avons ainsi appris qu’à cause de la neige, les aéroports avaient été bloqués et que la moitié des musiciens de La Scintilla n’avaient pas pu décoller à temps ; que le concert allait donc en être, je cite, « un peu modifié ». Quelques chanceux avaient réussi à sauter dans un train, d’autres à venir par leur propres moyens, mais à l’heure où Laurent Bayle nous parlait, la plupart des musiciens se trouvaient quelque part dans les airs entre Zürich et Paris. Pas d’inquiétude à avoir, le plus gros de la troupe n’allait pas tarder à arriver et, en attendant, le concert pouvait débuter en compagnie de Cecilia Bartoli... Il n’aurait manqué plus que ça !

Applaudissements.

Avant d’en venir au concert proprement dit, deux mots encore sur l’emplacement que j’occupais parce que cette année, décidément, je n’ai pas réussi à obtenir mon premier rang fétiche. Celui-ci avait été loué intégralement à un comité d’entreprise, qui avait organisé une razzia sur tous les concerts du cycle « les grandes voix ». J’entends déjà certains s’en réjouir car il est vrai que le premier rang de Pleyel peut sembler un peu trop près de la scène (c’est sans doute pour cette raison qu’il est constitue une troisième catégorie). Mais proche ou loin de la scène, au moins n’a-t-on personne devant soi ! Ayant alors échoué au second rang, une de mes principales craintes était en effet d’avoir à subir la tête dodelinante d’un mélomane, voire d’une mélomane, avec une superbe crinière. Dieu merci, j’étais assis juste derrière une dame d’un âge canonique, toute ratatinée dans son siège, et silencieuse comme une tombe. Le bonheur complet ! Je dois reconnaître aussi que l’avantage de ce second rang, c’est que j’ai pu faire de belles photos, un peu moins en contre-plongée. J’en profite d’ailleurs pour lancer tout de suite un avertissement à Alain Duault qui, avec beaucoup d’élégance, avait cru bon, en février dernier, héberger toutes mes photos sur son blog, sans bien sûr m’en demander l’autorisation ou, à tout le moins, en citer la source ! Il est vrai en même temps qu’il n’y a strictement rien à attendre de quelquun qui se vante de vivre et d’écrire sous l’emprise de son « humeur » et qui déplore, lorsqu’il entend Cecilia Bartoli dans Giulio Cesare, « l’artistiquement correct ». Mais passons, ce nest pas le sujet !

Si le programme de ce soir était intitulé « Haendel et ses rivaux », il s’agissait en fait surtout de Haendel car les « rivaux » proprement dits, qu’ils s’appellent Veracini, Porpora ou Scarlatti, étaient relégués dans les parties instrumentales : gigues, symphonies et autres ouvertures de cantates. Tous les airs étaient tirés des opéras de Haendel, une preuve supplémentaire qu’il n’a, pour Cecilia Bartoli, aucun rival ! Je tiens à dire que, pour ma part, je considère ce récital au moins aussi risqué, sinon plus, que Sacrificium. En effet, quand Cecilia Bartoli chante des airs inédits de Porpora, d’Araia ou de Vinci, le public ne peut pas étalonner son jugement à l’aune de ce qu’il a déjà entendu car les partitions sont inconnues et il n’existe pas d’enregistrement discographique. En revanche, quand elle chante Haendel, ça change la donne. Il n’est pas du tout facile, en effet, de s’aventurer sur le terrain d’une œuvre aussi connue que Giulio Cesare que des dizaines de chanteuses talentueuses ont interprétés avant elle. Cecilia Bartoli, et ses musiciens, doivent alors rivaliser avec les interprétations magistrales qui peuplent le cerveau du public, surtout si le public se déplace, comme moi, avec une haendelothèque dans la tête…

Certes, le programme mêlait des airs extraits d’opéras célèbres, comme Rinaldo, Giulio Cesare ou Alcina, à d’autres extraits de cantates, comme Apollo e Dafne, ou d’opéras moins connus, tels Lotario, Teseo ou Amadigi. Un programme basé, comme chaque concert de Cecilia Bartoli, sur une alternance d’airs rapides et lents, quatorze au total, couvrant un large éventail émotionnel, et dans lesquels elle a pu déployer toutes les facettes de son génie musical. Car en plus d’être une redoutable musicienne, cette chanteuse est aussi une fabuleuse comédienne, qui sait faire preuve d’un extraordinaire talent dramatique. Aucun rôle ne lui échappe, bergère ou reine, soubrette ou magicienne, intrigante ou femme fatale, elle est capable de se couler dans tous les personnages de l’opéra italien, et là réside toute la magie de ce récital qui nous entraîne de surprise en surprise.

C’est d’abord avec le tonnerre que notre chanteuse est entrée en scène puisqu’elle avait choisi, pour commencer, d’interpréter le fameux Furie terribili, c’est-à-dire l’air de la magicienne Armida dans l’opéra Rinaldo, précédé par une gigue où l’on entend des vents impétueux. Quel sens du théâtre pour caler cette arrivée fracassante sur des éléments déchaînés ! Cet air de fureur, qui m’a tout de suite transi, était contrebalancé ensuite par un air de passion, très lent et très poignant, où la même magicienne découvre que ses pouvoirs sur le pauvre Renaud sont limités et qu’elle ne peut rien sur lui. Puis, tout se transforme, la magicienne cède la place à une autre héroïne haendelienne, la reine d’Italie Adélaïde de l’opéra Lotario, pour interpréter l’un de ces airs de bravoure redoutables dont elle a le secret, le fameux Scherza in mar la navicella, qui se caractérise par une cascade de vocalises, toutes plus extraordinaires les unes que les autres. On change ici de climat, on n’est plus dans l’élégiaque, mais dans la fureur, l’ardeur, l’opiniâtreté d’une héroïne qui n’entend pas se laisser vaincre par le sort. Extraordinaire aria di paragone où l’héroïne compare la fermeté de sa volonté à tout ce qu’elle n’est pas, à savoir une barque ballottée par les vents, qui navigue sur les flots.

Après ces trois airs, où la voix s’échauffait, Cecilia Bartoli s’est lancée à l’assaut du rôle de Cléopâtre, un rôle d’une grande diversité psychologique qu’elle connaît bien pour l’avoir interprété à trois reprises en février dernier. Pour ménager les contrastes avec l’air précédent, elle a donc d’abord commencé avec le fameux Se pietà, un air absolument poignant qui traduit la crainte de Cléopâtre de voir les troupes de Ptolémée foncer sur César et en faire de la bouillie. C’est un air de passion encore, où l’héroïne implore le ciel d’apaiser ces tourments. Les pianissimi étaient à pleurer, il y avait une vraie émotion dans le chant, on aurait cru qu’elle était Cléopâtre ! Cela dit, je pense que j’aurais préféré entendre le Scherza infida d’Ariodante, qu’elle avait chanté à Baden-Baden en lieu et place de cet air-ci. Après deux ouvertures de cantates de Porpora, jouées avec fougue par les musiciens de la Scintilla, notre Cecilia avait choisi un air à tomber par terre, le fameux Vadoro pupille, toujours extrait de l’opéra Giulio Cesare, un air de séduction cette fois, où Cléopâtre célèbre la beauté de ses prunelles qui, comme on le sait, vont faire un tabac. Faites vos yeux, rien ne voit plus ! 

À ce moment précis, le concert a pris une autre tournure, on est entré dans la quatrième dimension. Il faut dire que l’air qu’a écrit Haendel est précédé d’une ritournelle absolument divine susceptible de plonger dans une extase céleste les plus indifférents à la cause musicale. J’observais ma moitié : des larmes roulaient sur ses joues. Que d’émotions ! On voudrait dire « Stop ! », mais ça continue. Et, tenez-vous bien, notre diva enchaîne avec le célèbre Da tempeste, encore un air de Giulio Cesare, un air qui casse la baraque ! C’est le dernier air solo de Cléopâtre dans l’opéra. César n’est pas mort et Cléopâtre laisse éclater son bonheur. Il s’agit encore d’une aria di paragone où Cléopâtre fait retour sur elle-même et compare les secousses psychologiques par lesquelles elle est passée à la course d’un navire qui arriverait à bon port brisé par mille tempêtes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que nous aussi, nous sommes secoués en l’entendant ! Le da capo ne laisse pas de surprendre et les cascades de vocalises sont toujours aussi ahurissantes. Quelle grande artiste vraiment, je ne connais personne qui peut chanter comme cela, en introduisant des ornements aussi miraculeux. En plus, compte tenu de l’effectif exceptionnellement réduit de l’orchestre, Giulio Cesare sonnait un peu chambriste ce soir. Tout aurait pu en rester là, mais non, il y avait encore un dernier petit air tiré de derrière les fagots : M’adora l’idol mio, de l’opéra Teseo, un opéra que j’adore. Dans cet air absolument délirant, un air d’ardeur amoureuse, Haendel fait concerter la voix de l’héroïne Agilea avec un hautbois – ici le hautbois de Pier Luigi Fabretti. Cecilia et le hautbois était merveilleusement accordés, jusqu’à la fin de l’air où Haendel a imaginé une joute où Agilea tient tête au hautbois. La salle était en liesse, le public hurlait de plaisir, ce fut naturellement un triomphe pour Bartoli !

Après l’entracte (qui fut pour moi l’occasion de rencontrer une de mes plus assidues lectrices qui, par solidarité vestimentaire, arborait un pull à col roulé rouge), Cecilia est revenue sur scène en compagnie de la totalité de ses 24 musiciens, fraîchement débarqués d’Orly ou de Roissy – certains avaient encore leurs après-ski ! Curieusement, notre diva portait toujours la même robe noire élégante, ce qui est une première car nous sommes habitués, pour chacun de ses récitals, à la voir changer de tenue. Dans Sacrificium, souvenez-vous, elle se déshabillait, avant de revenir avec son joli caraco et son chapeau à plumes rouges. Et je me souviens même que, pour la soirée de gala célébrant le bicentenaire de la naissance de Maria Malibran, le luxe avait été poussé jusqu’à l’exhibition de trois robes différentes, une bleue avant l’entracte, une rouge après et une blanche pour les bis ! Je pense que le bustier doré de Sospiri, qui était de mise pour le concert au Barbican Center, devait encore être bloqué à Londres…

Cela n’a aucune importance, elle n’avait pas besoin de froufrous pour chanter l’air de Dafne, Felicissima quest’alma, extrait de la cantate Apollo e Dafne. Un air d’une grande fraîcheur printanière, très bien cadencé, où la nymphe, qui se dérobe aux assauts d’Apollon, célèbre la liberté. Pour donner le maximum de relief à cet air, quelques musiciens avaient à leur bec un petit sifflet, qui imitait le chant des oiseaux. C’était d’une très grande poésie et d’un raffinement extrême ; on se serait cru à Londres, en 1711, pour la première de Rinaldo, quand une volée d’oiseaux avait été répandue dans la salle du Queen’s Theater.

Cecilia Bartoli a ensuite quitté son costume de nymphe pour se draper dans celui de la tragédienne, avec l’air de Florinda, Pugneran con noi le stelle, extrait de l’opéra Rodrigo : un air où l’épouse répudiée et outragée, soutenue par une trompette naturelle et un orchestre au taquet, jure vengeance. Encore un air d’une grande efficacité dramatique, avec une Bartoli tout feu tout flamme, qui a sulfaté le public.

Mais c’est dans l’air suivant, Ah mio cor, tiré d’Alcina, que le summum a été atteint ! Voilà maintenant une aria di contraste interiore, où Bartoli interprète une héroïne – Alcina – combattue par des sentiments intérieurs, le désespoir et le courage amoureux, représentés par les deux parties, lente et rapide, qui illustrent au sein de l’air les deux états psychologiques. J’en ai eu le cœur déchiré et, trois jours plus tard, j’en suis encore tout dévasté. Cela démontre – comme Sospiri en a fait le pari – que la chanteuse n’excelle pas seulement dans la pyrotechnie vocale, mais aussi dans les airs très lents, chantés pianissimi, qui viennent vous remuer les tripes. C’est la première fois que je l’entendais dans cet opéra, et comme tous les autres airs, je ne l’ai jamais entendu aussi bien chanté que ce soir. Je ne veux pas être méchant, mais Bartoli dans Alcina, c’est quand même autre chose que Fleming ! Que fait donc sa maison disque ? Pourquoi ne lui propose-t-on pas d’enregistrer cet opéra ? C’est vraiment le moment, la chanteuse est au sommet de son art.

Après un dernier intermède instrumental, la marche triomphale de César, jouée avec un panache tout militaire, notre chanteuse a terminé son programme avec le récitatif et l’air de Mélissa, Destero dall’empia Dite, extrait de l’opéra Amadigi. Il fallait marquer les esprits, c’est pourquoi Bartoli a choisi un air encore plus redoutable que celui qui clôturait la première partie : un air avec une cadence infernale, où la voix ne dialogue pas seulement avec un hautbois, mais aussi avec une trompette naturelle, celle de Thibaud Robinne.

Le public était conquis et Cecilia avait rempli son cahier des charges : mettre le feu à la salle Pleyel. Mais la soirée ne pouvait pas se terminer ainsi, et Bartoli qui est une grande partageuse nous a encore offert trois magnifiques bis. Soit dit en passant, il y en avait eu quatre à Amsterdam : maudit public parisien qui réserve toujours trop tôt sa standing ovation !

Premier bis, Bel piacer, de l’opéra Rinaldo : SUBLIME !
Deuxième bis, le célèbre Lascia la spina : SUBLIMISSIME !
Dernier bis, Son qual nave de Broschi, un air de castrat SUBLI-MISSI-MISSIME ! Fait extraordinaire, elle a attaqué cet air avec la première note qu’elle a filée pendant près de 20, voire 25 mesures, tout en en faisant varier les couleurs ! Vous pourrez dailleurs vous en faire une idée en visionnant cette petite vidéo capturée à Bruxelles. C’était du jamais vu, la salle était en délire et le public, médusé, l’a même applaudie avant qu’elle ne reprenne son air ! Celui-ci a été chanté devant et derrière la scène, pour que tout le monde en profite et que le public fauché, qui doit souvent se contenter des fauteuils d’arrière-scène, ne soit pas lésé ! Ah ! quelle grande chanteuse… Qui sait partager avec son public aussi bien qu’elle? Chaque fois je me dis « quel fabuleux concert, ça ne sera jamais aussi bien », et non : chaque nouveau concert est mieux que le précédent ! Vivement donc Baden-Baden en juillet prochain où l’on pourra voir de nouveau Cecilia Bartoli, mais dans un programme Vivaldi… Cette fois, il n’y aura plus de neige et, surtout, les premiers rangs seront 400 euros moins cher qu’à Versailles. Pourquoi donc s’en priver ?

32 commentaires:

  1. Ah mio cor !
    Avoir raté ÇA… Comme je comprends que tu sois encore tout ébaubi…
    Quel pot-pourri de splendeurs, et quelle générosité envers son public (j’ai regardé la petite vidéo de Bruxelles… Cecilia tournée vers les spectateurs de l’arrière-salle, cambrée et bras grand ouverts pour leur offrir à eux aussi son chant magnifique est une image renversante)
    Merci GF d’avoir été nos oreilles et nos yeux ce soir-là… et de faire partager ton émotion à ceux qui n’y étaient pas.
    Décidément, « La regina io sono » semble avoir été composé, par-delà les siècles, pour elle… Nul doute qu’elle aurait rendu Haendel fou.
    Comme tu l’écris si bien, « Bergère ou reine, soubrette ou magicienne, intrigante ou femme fatale », elle est tout, elle est suprêmement unique…

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  2. Anatole22.12.10

    c'était inoui en effet, le plus récital de Bartoli que j'ai vu.
    Pour Alcina, on est bien d'accord, ce serait un crime qu'elle ne le chante pas et ne l'enregistre pas... !

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  3. Quel bonheur, un récital de Cécilia, quand GF est dans le public, c'est toujours un grand moment, même de loin !!! merci de ce récit passionnant et si vivant. Cela nous console de n'avoir pas accès à ces merveilleux moments !!

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  4. Anonyme22.12.10

    G.F. Arriveriez-vous à me faire aimer l'opéra et certains de ses interprètes ? Cette remarque ne valant que pour l'interprétation de Bellérophon de Lully et vous savez pourquoi je pense. En ce qui concerne Cécilia Bartoli je n'ai pas eu, encore, l'occasion de l'entendre en réel. Mais soyez sans crainte le disque compense 'un peu' ! Le peu que j'aie pu voir sur de petites vidéos emporte l'adhésion c'est évident. C'est une 'Grande' et je pense qu'elle aime aussi son public et aime donner à son public. Ce qui me fait penser qu'un enregistrement ne serait peut-être pas aussi enthousiasmant pour l'amateur. Ne jamais oublier que la salle et le public, qu'ils soient silencieux ou émotionnés sont des éléments que l'interprète, sur scène, ressent complètement et sans doute l'aident aussi dans son interprétation. Un auditorium d'enregistrement est peut-être plus frustrant pour une artiste pareille. J'en avais les larmes aux yeux en la regardant à Bruxelles, à Vienne ou à Barcelone. Quelle musicienne et quelle comédienne aussi ! Merci pour vos relations de voyage 'en musique'. Vous savez dire ce qu'elle vous a donné. C'est aussi un grand talent.

    Michel de Lyon.

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  5. Je viens de chez Martine...j'ai lu avec plaisir votre billet,c'est si bien raconté, merci et si Michelaise vient à Paris je veux bien l'accompagner dans sa visite !!!
    Belle soirée.

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  6. Chère Fully, je pense que mon plaisir est à la mesure de ta déception pour le minable concert de Jaroussky que tu as privilégié vendredi soir au TCE, et que Ah mio cor nous a élevé aussi haut que Viens Poupoule t'a entrainé vers le bas! N'en parlons plus, tu auras d'autres occasions de revoir cette grande chanteuse!!!

    Anatole : Bienvenue par ici! Je ne saurai jamais le plus quoi récital vous avez vu, mais rassurez-vous, je ne me lancerai pas dans une énumération à la Sévigné : le plus beau me convient!

    Michelaise : je suis content de te voir participer, même de loin, à mes concerts magiques. Si tu y prends du plaisir, même sans entendre la divine voix de Cecilia, cela me comble!

    Michel : Tout d'abord merci pour votre amical bonjour que NB m'a transmis! Vous mettez le doigt sur un aspect essentiel que je n'ai pas beaucoup évoqué dans mon billet, mais j'en ai tellement parlé ailleurs : c'est la capacité de cette grande dame à partager son plaisir avec son public et l'espèce de communication fusionnelle qu'elle arrive à établir entre la salle et la scène. C'est ce qui rend chacun de ses concerts inoubliables car, en plus d'avoir du plaisir à l'écouter chanter, on ressent un plaisir supplémentaire à voir le plaisir qu'elle prend elle-même à chanter, il y a comme une sorte de relation réciproque entre son plaisir et le nôtre, l'un alimentant l'autre et réciproquement! Merci en tout cas pour votre commentaire et pour vos éternels compliments! On vous fait un poke, comme on dit en langage facebookien!

    Evelyne : Bienvenue à vous aussi sur ce blog et heureux d'avoir pu partager ce petit moment bartolien avec vous!

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  7. Anonyme23.12.10

    G.F. ?
    Relation fusionnelle disiez-vous ? Il me semble oui ; mais très maitrisée de sa part. C'est une très grande professionnelle aussi. Votre notion de plaisirs circulaires entre artiste et auditeur (j'allais écrire participants) me plait bien.
    Un Poke ?
    N'étant pas facebookien et bien décidé à ne l'être jamais pour des raisons de sécurité et de confidentialité, dois-je tout simplement traduire en français par ce que nous appelons en lyonnais 'se faire péter la miaille' ?
    Intrigant va !
    Michel de Lyon.

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  8. Anonyme23.12.10

    Je suis morte de jalousie ! Merci quand même pour ce compte rendu si détaillé, je m'empresse de voir la vidéo de Bruxelles...
    Je souhaite à toi, cher GF et à ton cher partenaire de très belles et délicieuses fêtes de fins d'année !
    Je vous embrasse bien fort,
    Valérie

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  9. Trop belle, trop bien, avec son beau sourire, trop talentueuse la grande diva... Surtout dans sa petite robe noire, bien plus seyantes que ses grandes robes et sa montre Rolex :-)))

    Allez l'année prochaine j'y vais...

    Gros bisous à toi.

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  10. Anonyme23.12.10

    Je savoure votre billet.
    M.17

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  11. Cher Michel, un poke est plutôt une amicale tape sur l'épaule, mais je retiens l'expression lyonnaise que j'essaierai de recaser lors d'un prochain dîner en ville!

    Valérie, merci pour ton passage ici et tes gentils voeux de Berlin. Il y a sur Youtube encore d'autres vidéos, notamment le fameux Da Tempeste. Look at this : http://www.youtube.com/watch?v=npKbEWx_uXQ

    Chère Danielle, je ne sais pas si vous avez bien fait attention à toutes les photos que j'ai prises de Cecilia depuis des années : il n'y en a pas une seule avec une Rolex! Sur la bonne quinzaine de fois que j'ai dû la voir en concert, elle n'a porté sa Rolex qu'une seule fois! Ne lui faisons pas un mauvais procès. Elle se fout des Rolex, c'est quelqu'un qui reste fondamentalement simple et, comme me le faisait remarquer une malicieuse voisine, cela fait deux ans qu'elle porte les mêmes chaussures en concert!!!

    Merci M.17 de votre retour!

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  12. Anonyme24.12.10

    Merci pour ce beau billet. J'étais moi aussi présent à ce concert et je dois dire que c'était totalement hallucinant! Je partage tout à fait ce que vous dites et j'ai trouvé moi aussi que l'air d'Alcina était le plus extraordinaire. Cet air m'a bouleversé. On se prend à rêver d'un enregistrement Alcina, même si c'est un rôle de soprano. Après tout Joyce DiDonato l'a bien fait... Mais avec un chef qui n'est pas le meilleur avocat pour Haendel. Elle et la Scintilla, ça aurait encore plus de gueule... JL

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  13. Tes photos sont très intéressantes: on trouve la générosité, la joie, la classe,le don que tout interprète doit offrir à son auditoire, recevant les ovations de son public avec gratitude et simplicité. Une grande dame, dont tu sais être l'ambassadeur par la description précise de ses concerts.Un chroniqueur en fait!
    Un exemple donné à certains journalistes spécialisés...
    Prenez-en de la graine, vous qui êtes invités à vous assoir et à faire les critiques.
    La passion et le respect pour l'artiste, voilà une belle leçon.
    Merci GF

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  14. Quel plaisir de lire votre plaisir !!!! La Cecilia est sublime ! Votre billet me donne envie d'aller l'écouter en vrai ! Merci !
    Joyeuses fêtes en musique, bien sûr !!!

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  15. Heureusement que le récital était complet quand j'ai voulu acheter un billet... Je m'étais dit, je reviens justement de Venise le jour même! Je ne savais pas à ce moment là à quel point le retour serait galère... En plus de rater l'anniversaire de mon mari, j'aurais raté le concert...
    Joyeuses fêtes de fin d'année GF!
    à bientôt!

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  16. Tu sais, Cecilia elle me suit partout, comme je n'ai pas, comme Autour du Puits (et tant d'autres) la chance d'avoir radio classique, j'écoute Cécilia en boucle dans ma voiture, et comme je suis provinciale, je suis souvent dans ma voiture... alors je l'écoute en passant à tes articles, vrai !

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  17. en pensant, pas en passant bien sûr !

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  18. Enitram : Courrez écouter Cecilia, c'est tout à fait unique! Il y en a qui ont vu Voltaire, d'autres La Fayette, moi j'ai vu Cecilia Bartoli et ça me suffit! J'ai vraiment l'impression à chaque fois de vivre un grand moment historique!

    AnnaLivia : Je n'ose pas imaginer dans quel état j'aurais été si j'avais dû rater un concert de Bartoli...

    Michelaise : Moi, tu vois, c'est l'inverse de toi, j'ai une vieille voiture, sans CD, je ne peux donc pas écouter Cecilia en boucle et je suis donc contraint à écouter Radio Classique, eh bien je peux te dire que tu ne perds pas grand chose à ne pas écouter cette radio : y'a vraiment à boire et à manger, et plus à boire qu'à manger!!!

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  19. Anonyme6.1.11

    Cher GF ,rien à dire sur la belle Cecilia ,puisque je m'en suis bêtement privée moi-même ,mais à propos de Jaroussky ,est-ce à dire que tu ne l'aimes pas ,ou a-t-il raté son concert du Vendredi? Et que penses-tu de l'album Haendel de Bejun Mehta? Le grincheux Renaud Machart a fait un billet superlatif (affirmant sans les nommer que bien des haute-contre ne le valent pas ,tandis que d'autres critiques font la fine bouche ...Les questions de technique me dépassent un peu ,ceci-dit,soyons stendhaliens ,si ça me plaît ,c'est sûrement bon .SIBYLLE.

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  20. Je n'étais pas au concert de PJ le vendredi au TCE, mais les échos que j'en ai eus ne sont pas très bons. J'aime beaucoup l'album Ombra Cara de Bejun Mehta et je comprends l'enthousiasme de Machart, mais je ne suis pas parvenu à retrouvé sa critique dans "Le Monde"... Pour la technique de ce chanteur, Jacobs en dit deux mots dans le DVD qui accompagne le CD, l'as-tu visionné?

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  21. Anonyme10.1.11

    Bonjour !

    Je n'ai pas trouvé de lien pour vous écrire directement.
    Puis-je vous emprunter quelques photos de cet article pour illustrer mon propre billet sur ce même concert ?

    Je mentionnerai leur source, bien évidemment.

    Merci !

    Dominique.

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  22. Anonyme10.1.11

    Etrange de ce moquer froidement du public dit "fauché" ... Certes, pour voir une chanteuse ce n'est pas forcement super intéressant, mais rien que d'y être, ça vaut tout ! On dirait l'article d'un sophiste au temps de Platon. Vous savez parler certes, mais pour dire quoi ? Du point de vue de la traduction des sentiments, pourquoi pas, mais cela ne va pas en profondeur, tout est clinquant et si plat. Vous n'avez donc rien appris en philo sur la vanité de la subjectivité ? A juste titre ici, enfin bon, de toute façon j'imagine qu'il sera censuré. C'est dommage, ce texte pourrait être vraiment bien.
    Eh au fait, la place du premier rang, niveau acoustique, quel est l'intérêt ? Toute les bonnes critiques vous le diront, on se prend tout dans les oreilles, et on n'a pas le recul nécessaire. Surtout avec Bartoli, mon dieu, vive le premier Balcon, notamment à Pleyel !!

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  23. Chère Dominique,
    Naturellement que vous pouvez reprendre mes photos si vous en mentionnez la référence! sachez que j'ai moi aussi cherché à vous contacter en laissant un commentaire, mais que je n'y suis guère arrivé! Pour me joindre, il suffit d'aller dans mon profil, il y a une adresse, et hop, le tour est joué! Je redis ici ce que je voulais écrire sur votre blog, à savoir 1) que Raffaela et moi étions présent et vous cherchions, 2) qu'Alcina était du nombre des "utopistes", tels que vous les appelez dans votre billets, 3) que le prochaine fois, je suivrai votre leçon, je m'enrôlerai à l'entrée des artistes pour avoir ma dédicace et ma photo! Je vous envie, la photo de vous avec Cecilia est crânement belle!

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  24. A l'anonyme qui se planque, je dis ceci : 1) c'est pour moi un honneur d'être comparé aux sophistes, eu égard surtout à Platon qui n'a jamais rien compris ni à l'art ni aux artistes. 2) Vous devriez ensuite lire l'Effet sophistique de Barbara Cassin ou le Que sais-je? de Romeyer Dherbey sur les Sophistes au lieu d'en rester à un niveau bêtement Terminale de critique convenue de la subjectivité. On ne vous a donc jamais appris la grandeur de la subjectivité? 3) Les philosophes sont en général des gens qui savent lire. Or vous êtes manifestement incapable de comprendre ce que j'écris. Je ne me suis jamais moqué du public fauché, pour la simple et bonne raison que j'en fais moi-même partie. Si vous saviez lire, vous auriez vu que j'admire chez Cecilia Bartoli sa grande générosité et sa capacité à n'oublier personne, y compris ceux qui sont derrière elle et qui ne payent pas le même prix que le public de l'orchestre. Vous me faites dire n'importe quoi, tout le monde en est témoin, c'est pour cela que je ne vous censurerai pas, soyez tranquille! Enfin, je peux vous assurer que l'acoustique au premier rang est exceptionnelle, mais moi, voyez-vous, je ne chercherai pas à vous en convaincre, cela me rassure de savoir que des gens de votre espèce, aussi butés, soient placés si loin de moi!

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  25. Anonyme11.1.11

    GF, ne t'inquiète pas de l'abominable message du mauvais coucheur du 10 janvier: s'il est triste de voir que certains ne se sentent exister qu'en étant méchants, on se console en se disant que leurs crachats - c'est bien tout ce dont ils sont capables - leur retombent aussitôt sur la tête.
    Ta moitié

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  26. J'adore cette artiste, sa façon d'aborder le chant, sa personnalité.
    Un petit coucou de Lausanne.

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  27. @ l'anonyme planqué: de grâce,continuez à prendre des places au premier balcon à Pleyel, les ''nullards'' et ''demeurés'' musicaux que nous sommes pourront continuer à obtenir des places dans les trois premiers rangs et, comme vous répond si bien G-F, nous aurons le grand plaisir de ne pas vous cotoyer.
    @ G-F: continuez à nous ravir avec vos écrits, la bave du crapaud.....vous connaissez la suite.
    Grosses bises.
    NB

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  28. Chère NB, si maintenant vous mêlez votre voix à la mienne, j'ai bien peur que notre anonyme, qui n'aime rien tant que les sons lisses et distants, finisse sa course au second balcon de Pleyel... Au moins, celui-là, on sera sûr de ne pas l'avoir dans nos pattes à Baden-Baden :-)!!!

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  29. Je pourrais ajouter *son humour*.

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  30. Je pourrais ajouter *son humour*.

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  31. Je vois double ! Pourtant je n'ai pas bu

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  32. J'aime bien Cécilia et j'aime bien aussi Fleming, dommage l'article est sympa mais sous entendre que Fleming c'est ?? bien en dessous ou je ne sais ........ pourquoi ? on aime ou pas et c 'est tout .. J'aime aussi d'autres pour d'autres raisons mais je ne compare pas, car c 'est sûr on peut toujours trouver des défauts (même avec un peu de mauvaise foi ^^)J'en connais qui n'apprécie pas Cécilia et moi j'adore ^^.... mais chanter ou parler a des milliers de gens , on fera toujours des heureux et des mécontents ^^

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