mardi 23 septembre 2008

Bellezza e Cuor di ferro ou Matilde di Shabran de Rossini

La semaine dernière, ma copine Caco m’envoyait un message pour me dire que « mon chéri » était en couverture des Inrocks. En fait, je n’ai pas un chéri, mais deux chéris, et après Louis Garrel, Juan Diego Flórez occupe une place privilégiée. Certes, beaucoup préfèreront la jeunesse et l’insolence du premier à l’allure compassée du second dans son costume en queue de pie, mais débarrassez-le de tous ses accessoires de scène, sauf de la partition, et vous serez sidéré par la puissante sensualité qui émane de sa personne dès qu’il se met à chanter.
J’ai découvert Juan Diego Flórez il y a peu, en fonçant tête baissée dans les opéras de Rossini, que je me suis acharné à découvrir tout au long de l
été. De tous les opéras que j’ai découverts, une petite douzaine seulement sur les trente-neuf opus du maître, Matilde di Shabran est pour le moment celui que je préfère, et c’est normal puisque Juan Diego interprète le grand rôle de Corradino. Paradoxalement, cet opéra est l’un des moins connus de Rossini. Même Stendhal, le grand thuriféraire de Rossini, n’en dit pas un mot, ou presque, dans sa Vie de Rossini écrite en 1822, soit un après Matilde di Shabran. Il ne consacre qu’un tout petit alinéa à cet opéra, alors que d’autres opéras nettement inférieurs à celui-ci font l’objet de chapitres entiers. Voici donc ce qu’on peut y lire : «Matilde di Shabran. Rome, 1821. Au théâtre Apollo, la jolie Liparinie était prima donna. Libretto exécrable et jolie musique. Tel fut le jugement du public. »
Essayons alors de comprendre pourquoi cet opéra qui m’a mis littéralement dans tous mes états a laissé au contraire le public dont Stendhal se fait l’interprète plutôt assez indifférent. Tout d’abord, il est probable que Stendhal n’ait pas vu l’opéra en question, comme ce fut le cas un an auparavant avec Maometto secondo, représenté en 1820 à Naples. Ensuite, il est fort possible que la distribution ne fut pas excellente, puisqu’aucune des grandes chanteuses pour lesquelles Rossini avait l’habitude de composer des rôles n’a ici hérité du rôle-titre.
Plus rien ne justifie maintenant le silence qui entoure Matilde di Shabran, depuis l’enregistrement auquel il a donné lieu en 2004 sous le label Decca (le disque est sorti en 2006). C’est la délicieuse Annick Massis qui interprète le rôle-titre, et Juan Diego Flórez le ténébreux Corradino, sensé lui résister pendant trois heures palpitantes.L’histoire de Matilde di Shabran qui a pour sous-titre Bellezza e Cuor di ferro (la Belle et le Cœur de fer) entend illustrer l’indifférence d’un homme face aux assauts séducteurs d’une femme, la belle Matilde en l’occurrence. Corradino est l’exemple typique du guerrier sanguinaire, barricadé dans son château fort, qui ne rêve que batailles et boucheries. Son château est inaccessible à tout étranger, comme l’indiquent deux inscriptions visibles au pied du donjon : « Quiconque entrera ici aura le crâne fracassé » ou « Quiconque osera troubler la tranquillité de ces lieux y mourra de faim et de soif ». C’est pourtant ce à quoi se hasardent quelques villageois et un poète itinérant nommé Isodoro. Pour l’arrivée de Corradino, personnage tant redouté, Rossini a écrit une page sublime qui laisse place à une explosion de notes que Juan Diego Flórez, armé sur scène d’un heaume, d’une cuirasse et, plus encore, d’une technique hallucinante, restitue à merveille. C’est le fameux air qui commence par Alma rea ! Perche t’involi ?Si les villageois prennent peur et s’enfuient à toutes enjambées, et si le poète tétanisé échappe de peu à la mort, Matilde, qui est le troisième personnage à troubler la tranquillité de Corradino, connaît un sort un peu meilleur. Il faut dire que les lois de l’hérédité plaident pour elle : elle est la fille d’un illustre guerrier, le grand Shabran, et obtient donc de Corradino la permission de séjourner au château, mais à une seule condition : qu’elle ne lui soit pas présentée.En effet, Corradino hait le sexe féminin (« Il feroce Corradino odia il sesso femminino »), selon ce que rapporte son médecin, incapable de le guérir. Et se méfie des femmes, au motif qu’elles ne sont pas assez… viriles : «les femmes et le courage ne font pas bon ménage » (« femmina et valor non stano insieme »), se justifie-t-il encore. Mais Corradino n’est pas du tout le premier héros gay de l’opéra, comme je l’ai cru naïvement au début de l’histoire. En fait, Matilde di Shabran est un melodramma giocoso, c’est-à-dire une œuvre joyeuse, où la parodie est la règle absolue. Le tyran auquel nous avons affaire est donc plutôt un tyran en carton-pâte qui chancelle dès l’arrivée de Matilde. Il faut dire que Rossini a taillé pour Matilde un air de totale virtuosité qui, d’entrée de jeu, fait sensation. C’est l’air : Di capricci, di smorfiette…, un air où Matilde ne rêve que d’une chose, avoir Corradino à ses pieds, ce qui ne sera pas très long à obtenir !Après ces longues minutes de roulades, nous allons donc assister dans la suite du drame à une variante de l’arroseur arrosé : le tyran tyrannisé par l’amour. Corradino perd tous ses moyens et les pages écrites par Rossini sont des plus sensuelles jamais écrites. La voix solaire de Juan Diego Flórez et la rapidité de ses traits concourent vraiment à ensorceler le spectateur.
J
aurais bien aimé vous le prouver en intercalant un extrait de lopéra ; malheureusement les quelques vidéos disponibles sur Youtube sont vraiment trop laides. Elles ont été capturées à partir de retransmissions télé, l’image est sale, le son épouvantable. Les plus curieux auront toutefois la possibilité de s’y reporter et de découvrir Flórez à 23 ans, quand il interprétait ce rôle pour la première fois à Pesaro en 1996, et à 31 ans, quand il y est retourné pour lenregistrement de 2004.

jeudi 11 septembre 2008

Breton et les « enculés »

Je n’aime pas Breton, et je n’ai jamais aimé Breton. Pas plus que le surréalisme, qui m’a toujours prodigieusement emmerdé, tant en littérature qu’en peinture d’ailleurs. Je pensais réviser mon jugement à l’occasion de la lecture de l’Album Breton qui a paru cette année dans la bibliothèque de La Pléiade. Erreur... Loin de m’avoir conduit à revoir mon appréciation sur Breton, cet Album, que j’ai pourtant lu dans des conditions idéales (dans une chaise longue à Chaulhac), m’a au contraire renforcé dans le dégoût que m’inspire cet écrivain. Breton, comme tout le monde le sait, a plus détruit que construit, et sa trajectoire qui est jalonnée de ruptures plaide assez bien en ce sens : après le départ de Picabia, l’éloignement d’Artaud, l’exclusion de Soupault, le reniement de Desnos, le renvoi de Vitrac et Bataille, le suicide de Crevel, la rupture de Prévert et de Leiris, sans parler du désaccord violent avec Éluard, Dali et Picasso au sujet de Parti Communiste, Breton apparaît à la fin de sa vie comme un général sans armée, seul au milieu d’un gigantesque champ de ruines qu’il a lui-même engendré – et ce ne sont pas les dernières recrues, comme Gracq ou Pessoa, qui s’éloigneront du mouvement aussi vite qu’elles l’auront rejoint, qui pourront faire illusion. Seul Benjamin Péret, le plus fidèle disciple, fait preuve d’un redoutable dévouement. Mais il mourra avant le maître.
Que retiendra-t-on parmi ses œuvres, à part un Premier Manifeste du surréalisme, suivi d’un Second Manifeste, lequel sera complété par des Prolégomènes à un Troisième Manifeste, où l’on répètera que « le passé et le futur, le haut et le bas », etc., doivent cesser d’être « perçus contradictoirement»? Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’en politique, la leçon de tout cela aboutit au sarkozysme : quand la droite et la gauche cessent d’être perçues contradictoirement, cela produit en effet quelque chose d’aussi «surréaliste» que Fadela Amara aux côtés de Christine Boutin.Mais ne nous éloignons pas trop.
En tant que gay, une chose m’a frappée dans la lecture de cet Album : l’accusation de «pédérastie» dont a été victime Breton à deux reprises dans sa vie. Bien sûr, ce n’est tant le fait qu’un tel terme puisse fonctionner comme une injure qui est en soi surprenant (c’est, malheureusement et quotidiennement, toujours le cas), c’est plutôt le fait qu’il s’applique à un être qui a professé toute sa vie une haine féroce à l’encontre des homosexuels. Le premier à manier l’injure est Claudel qui, dans une interview à Comœdia, déclare que le dadaïsme et le surréalisme « ont un seul sens : pédérastique », à quoi Breton répond que son activité littéraire «n’a de pédérastique que la confusion qu’elle introduit dans l’esprit de ceux qui n’y participent pas ». Le second à évoquer la «pédérastie» est Ilya Ehrenbourg en 1934. Dans son ouvrage Vus par un écrivain d’U.R.S.S., il se gausse des surréalistes et écrit notamment ceci : « Ils veulent bien et de Hegel et de Marx et de la Révolution, mais ce qu’ils refusent c’est de travailler. Ils ont leurs occupations. Ils étudient par exemple la pédérastie et les rêves ». Il se trouve que Breton a eu maille à partir avec Ehrenbourg lorsqu’il l’a recroisé un an plus tard à La Closerie des Lilas. Un «violent incident» a opposé les deux écrivains, écrit Robert Kopp (p.216), sans que la nature de l’incident soit précisée. Insultes ? Coups de poing? Provocation en duel ? Toujours est-il qu’Ehrenbourg n’était pas si éloigné du vrai quand il déclarait, à propos des surréalistes, qu’ils étudiaient « la pédérastie et les rêves ». Il devait repenser aux fameuses enquêtes sur la sexualité qui avaient eu lieu à Paris entre 1928 et 1932 à l’initiative de Breton et qui avaient paru dans La Révolution surréaliste. Les principaux acteurs du mouvement surréaliste s’étaient en effet réunis à Paris pour parler de tout un tas de sujets : la jouissance sexuelle, la masturbation, la sodomie, le voyeurisme, l’homosexualité, la prostitution, le fétichisme, etc.
L’auteur de l’Album Breton ne peut pas être plus pudibond quand il dit que «les réponses de Breton traduisent une conception assez traditionnelle de l’amour » (p. 150). Curieux euphémisme pour quelqu’un qui vouait aux homosexuels une haine tenace. Mais puisque les résultats de ces « enquêtes » sont complètement passés sous silence dans cet Album, ce que je trouve inacceptable, je vais donc rappeller dans les lignes qui suivent quelques-unes des contributions de Breton à la compréhension de l’homosexualité, tout en m’excusant d’être si long.
C’est le 27 janvier 1928 que Breton, Péret, Aragon, Desnos, Naville, Prévert, Morise, etc., inaugurent le premier cycle de discussions sur l’amour et la sexualité. C’est au cours de cette séance que Breton lance un anathème appelé à rester célèbre : «J’accuse les pédérastes de proposer à la tolérance humaine un déficit mental et moral qui tend à s’ériger en système et à paralyser toutes les entreprises que je respecte ». Qu’on se le tienne donc pour dit. Le 31 janvier, les séances reprennent et alors que le débat semble s’engager une nouvelle fois sur l’homosexualité malgré l’ukase du maître, ce dernier tient tout de suite à recadrer les choses : « Je m’oppose absolument à ce que la discussion se poursuive sur ce sujet. Si elle doit tourner à la réclame pour la pédérastie, je l’abandonne immédiatement ». Aragon a beau s’étonner du « tour réactionnel » que prend la discussion et objecter qu’« il n’a jamais été question de faire de la réclame à la pédérastie », Breton l’interrompt et menace : «Veut-on que j’abandonne la discussion ? Je veux bien faire acte d’obscurantisme en pareil domaine ». Commentant partiellement ces propos, Eléonore Antzenberger (in « Jean Cocteau et la revue Littérature », Cocteau, Paris, Centre Pompidou, 2003, p. 103) remarque que « cette homophobie n’a pas empêché Breton de publier Max Jacob et Gide dans Littérature, pas plus que d’accueillir Crevel au sein du mouvement surréaliste », même si ce dernier, comme elle oublie de le rappeler, est officiellement exclu du groupe en 1925, soit trois avant cet anathème, et qu’il se suicide à l’âge de 35 ans. Rien n’interdit d’ailleurs de penser avec Marc Dachy (ibid., p. 90) que ces phrases peu charitables de Breton, comme bien d’autres à l’égard des homosexuels (« la sodomie me dégoûte complètement, je tiens les enculeurs mêmes pour des enculables, pour des défoncés », 24 novembre 1930) aient pu concourir indirectement au suicide de Crevel.
« Enculé » semble être l’un des jurons favoris de Breton. Qu’on en juge par cette lettre à Paulhan, qui a eu le tort de rendre compte du départ d’Artaud et du trouble que ce départ à jeté dans les rangs des surréalistes : « Pourriture, vache, enculé d’espèce française, mouchard, con, surtout con, vieille merde coiffée d’un bidet et mouchée d’un grand coup de bite » (p. 141).
Autre lacune à signaler dans cet Album : Robert Kopp oublie de rappeler à quel point la haine de Breton à l’égard des homosexuels a trouvé un point d’attache sur la personne de Cocteau qui a dû, plus qu’aucun autre, payer au prix fort son homosexualité. Si tout le monde connaît le mot célèbre de Breton – « Un cocktail, des Cocteau » – qui associe frivolité, mondanité et homosexualité, combien savent que Breton a obligé Desnos à prendre son téléphone un beau matin pour annoncer à la mère de Jean Cocteau le suicide de son fils ? (Jean Cocteau, Le Passé défini, Paris, Gallimard, 2006, t.V, p. 121).
Toujours est-il qu’après le maître, les disciples se sont sentis légitimés à débiter à leur tour des tas d’horreurs sur Cocteau. Benjamin Péret : « Jean Cocteau, une crotte d’ange. Raymond Radiguet : la pelle à crotte d’ange ». On comprend pourquoi Radiguet a voulu se marier et a tenu à expliquer ce geste par l’envie qu’il n’avait pas qu’on l’appelle à 40 ans « Mme Cocteau ».
On aurait tort, cependant, de réduire l’opposition entre les deux écrivains à ces seules considérations. Il n’y a pas que l’homosexualité, j’en conviens, qui explique la cruauté de Breton à l’égard de Cocteau. Mais aussi la lutte pour le monopole de la première place au sein du panthéon littéraire. En 1918, Breton ne supporte pas que Cocteau, qui vient de publier sa première grande œuvre poétique, Le Cap de Bonne-Espérance, puisse prendre la place laissée vacante par la mort d’Apollinaire qui survient deux jours avant la fin de la guerre. Pas question, se dit Breton, que ce «prince frivole », comme il l’appellera désormais, par référence au titre d’un recueil de poèmes publiés en 1910, tienne le haut du pavé. Toute l’énergie de Breton va alors se concentrer vers cet unique objectif : faire barrage à la stratégie de conquête de Cocteau et semer un tas d’embûches sur la route de la gloire. Mais l’homosexualité qu’on croyait lointaine reviendra par la petite porte. C’est précisément à cette fin que Breton va utiliser Radiguet, en publiant quelques-uns de ses poèmes dans sa revue Littérature, alors qu’il refusait au même moment ceux que Cocteau lui soumettait, espérant ainsi créer des tensions entre ces les deux hommes qui étaient devenus inséparables. On le voit, il fallait un talent supérieur dans le sadisme pour concevoir pareilles manœuvres, et nul doute que Breton sera passé maître dans ce domaine.

lundi 1 septembre 2008

Retour sur un chef-d’œuvre

Puisque tout le monde s’est donné rendez-vous dimanche soir à la Cinémathèque, François le premier qui m’avait dit qu’il viendrait, mais aussi Lionel, sans oublier Paule et Caco, ni même Anne-Lise et Geoffrey, je peux redire deux mots sur cette comédie joyeusement amorale qu’est La Poison. Un homme tue sa femme d’un coup de couteau et, après un procès retentissant, le voilà acquitté par ses juges. Que s’est-il donc passé pour qu’à son retour au village, les habitants de Rémonville lui réservent un accueil triomphal et le saluent dignement comme un héros ? Paul Braconnier, puisque c’est de lui dont il s’agit, n’aurait jamais médité son crime s’il n’avait entendu à la radio un brillant avocat raffiner sur la différence entre « criminel » et « assassin », subtile différence qui culmine dans l’axiome suivant : « tous les criminels sont des assassins, tandis que tous les assassins ne sont pas des criminels »… Suivant à la lettre la leçon du brillant avocat qu’il a rencontré dans son cabinet parisien et qui, sans s’en rendre compte, lui a tracé la voie du crime parfait, Braconnier revient au village avec la ferme intention de se débarrasser de sa vilaine femme dont il ne supporte plus tous les sarcasmes. Chose faite, il n’aura plus qu’à maquiller le crime qu’il a commis en simple assassinat en faisant passer la mort de sa femme pour de la légitime défense. Avec une maîtrise déconcertante, il jettera contre le mur la soupière et prétendra, plus tard, avoir échappé aux coups mortels que sa femme lui destinait. Mais l’enquête révèlera un élément autrement plus important que Braconnier saura exploiter avec beaucoup de perfidie pour sa défense : avant de mourir, sa femme avait mis de la mort aux rats dans son verre, preuve irréfutable qu’elle avait bien, elle, l’intention de le tuer. La défense de Braconnier pourra apparaître rétrospectivement comme une géniale prévention du crime. N’éprouvant aucun regret pendant le procès et ne rougissant pas de le dire devant ses juges, Braconnier ira jusqu’à demander à ces derniers s’ils rougissent eux-mêmes des crimes qu’ils causent en envoyant des assassins à la mort. Au contraire, il s’enorgueillit d’avoir mis au point un système autrement plus économique. En effet, si sa femme était parvenue à ses fins, c’est-à-dire si Braconnier avait été empoisonné, c’est bien elle que les juges jugeraient et enverraient à la guillotine, tandis qu’en prévenant le crime, Braconnier se place d’emblée en héros qui peut solliciter la clémence des juges pour la mise au point d’un système qui fait l’économie d’une mort. On le voit, ce qui ne manque pas de piquant dans cette comédie de part en part grinçante, c’est que la critique de la peine de mort est principalement assurée par un criminel avéré, ce qui en 1951 devait en limiter singulièrement la crédibilité. De même, on pourra toujours déplorer que la misogynie réelle ou supposée de Guitry trouve une occurrence supplémentaire dans la morale de l’histoire : « Maris, vos femmes vous emmerdent, liquidez-les avant qu’elles ne vous liquident ». Mais chansons que tout cela. Outre le générique, dont j’ai déjà dit ailleurs deux mots, je ne trouve que des qualités à ce film qui est pour moi l’un des plus sulfureux de Guitry que je ne me lasse pas, ni Paule d’ailleurs, de revoir, quitte à décaler d’une journée mon départ vers Chaulhac.